Série – Le serment

Pertinente fresque sur le problème israélo-palestinien, Le serment tient toutes ses promesses.

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Chaque semaine qui passe nous ramène à ce triste constat: le conflit israélo-palestinien est très loin d’être réglé. Mais quels sont encore aujourd’hui les différents enjeux de ce casse-tête sans nom? Les jeunes générations, notamment occidentales, parviennent-elles seulement à en saisir les tenants et les aboutissants? Pas facile de remettre de l’ordre dans tout ça!

Et pourtant, le réalisateur anglais Peter Kosminsky réussit cet exploit, dans sa mini-série de 2011, enfin programmée en clair.

Pour faire œuvre de pédagogie, cet ex-reporter de guerre a donc choisi de mettre en perspective deux histoires: celle d’Erin (Claire Foy), une Anglaise de 18 ans qui visite pour la première fois la nation juive et celle de Len (Christian Cooke), son grand-père, un soldat présent en Palestine au moment de la proclamation de l’Etat d’Israël.

Tout au long des quatre épisodes qui composent cette fiction, la jeune adulte va donc se replonger dans le passé de son aïeul, grâce au journal intime de celui-ci (des souvenirs auxquels nous assistons en flash-back). Tandis que de son côté, elle découvre avec effarement la réalité du terrain.

L’objectif de ce Serment est donc de nous embarquer dans les coulisses de l’Histoire. Mais surtout pas de prendre parti. Tout juste Kosminsky ose-t-il se mouiller en pointant du doigt la responsabilité de l’Angleterre (ancienne puissance coloniale de la région) et de la communauté internationale.

"C’est une honte que les grands de ce monde ne soient toujours pas parvenus à stopper cet affrontement, se scandaliset-il. La Grande-Bretagne, elle, était davantage préoccupée par la décolonisation de l’Inde. Nous avons trouvé une solution provisoire au Proche-Orient, puis nous sommes partis." Avec ce pamphlet, il sera au moins parvenu à faire entendre sa voix.

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