[SERIE] Hostages – Saison 1

Produit par Jerry Bruckheimer, Hostages se veut un pur concentré d'adrénaline. Efficace!

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Suspense, tension et parano. Dès les premières minutes, le ton est donné. Et pour un peu, on ne serait pas surpris de voir débarquer au détour d'un couloir Jack Bauer, le tonitruant héros de 24 heures chrono, accompagné de Claire Mathison, la fiévreuse vedette de Homeland. Pas de doute: cette nouvelle production signée Jerry Bruckheimer s'inscrit parfaitement dans la lignée de ces deux prédécesseurs. Les aficionados du genre ne seront pas déçus. D'autant que ce thriller, adapté d'un format israélien, parvient rapidement à atteindre sa vitesse de croisière en développant une identité originale. Tout comme son pitch, peu banal.

Chirurgienne de renom, Ellen Sanders (Toni Collette, United States Of Tara) s'apprête à opérer le président des Etats-Unis (James Naughton) quand elle et sa famille sont pris en otage dans leur propre maison. Les revendications des ravisseurs sont on ne peut plus claires: si Ellen espère sauver les siens, il lui faudra tuer son illustre patient au cours de l'intervention. Cette injonction émane directement du chef des kidnappeurs, Duncan Carlisle (Dylan McDermott, The Practice) qui, pour ne rien arranger, se trouve être un agent du FBI. Si la série n'est pas exempte de clichés, parce que formatée pour un large public, elle réserve toutefois son lot de surprises. Dans Hostages, en effet, rien n'est noir ou blanc. Et chaque personnage cultive sa zone d'ombre. Les héros n'en sont pas vraiment, et leurs antagonistes ne manquent pas d'humanité. Malgré ses qualités et son casting haut de gamme – on notera également la présence de Tate Donovan (Damages) -, la fiction n'a pas survécu à sa première salve outre-Atlantique. La faute sans doute à une intrigue lâche par moments, et qui aurait mérité d'être davantage concentrée. A découvrir tout de même!

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