Série – Grey’s Anatomy saison 8

Plus axé sur les peines de cœur que sur les urgences médicales, Grey's Anatomy accentue son côté soap opera. Suffisant pour garder la forme?

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Les jeunes internes de l’hôpital Seattle Grace ont bien grandi. En huit ans, leurs situations professionnelles respectives ont évolué. Logique.

Ce qui ne change pas, en revanche, c’est le tumulte dans lequel baignent leurs existences. Meredith Grey (Ellen Pompeo), Cristina Yang (Sandra Oh) et Alex Karev (Justin Chambers) ont beau avoir gagné en assurance comme toubibs, ils n’en restent pas moins violemment chahutés côté vie privée. On s’aime, on se déchire, on se réconcilie avant de se brouiller à nouveau…

Force est de reconnaître que Grey’s Anatomy s’est toujours inscrit davantage comme un soap opera, que comme une série médicale. À mille lieues d’Urgences. Ce parti pris, pourtant, en a fait son succès. Et ses audiences, aux Etats-Unis, affichent une santé et une régularité surprenantes.

Raison de plus pour que ce huitième chapitre mette à nouveau en avant les parcours chaotiques des différents protagonistes. Au détriment, d’ailleurs, des intrigues entourant les patients rencontrés dans chaque épisode.

Règle d’or de ces inédits: chacun pour soi! Dans le droit fil des chapitres précédents, Meredith va ainsi se retrouver à élever Zola toute seule, la petite fille qu’elle avait adoptée avec Derek (Patrick Dempsey), son (ex-?)compagnon qui ne mérite plus son surnom de "Mamour". Cristina, elle, devra décider si elle subit un avortement.

Parallèlement, nombre de ces ambitieux médecins vont enfin pouvoir opérer en solo, loin de leurs ex-chaperons. En coulisse, et tout au long de l’année, Shonda Rhimes, la créatrice de ce barnum, a dû aussi jongler avec quelques menaces de démission au sein du casting. Résultat: un final bâclé au cours duquel l’un des héros principaux du feuilleton périra. On ne le (ou la!) regrettera pas.

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