Série: Esprits criminels Saison 7

Sa série est un carton. Pourtant, l'interprète de l'agent Hotchner n'hésite pas à appuyer là où ça fait mal.

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La langue de bois, ça, les acteurs américains connaissent. A les entendre, tout le monde s'adore à Hollywood. Thomas Gibson, vedette d'Esprits criminels, lui, n'entre pas dans ce moule. Démonstration faite au dernier festival télé de Monte-Carlo.

Qu'est-ce qui fait le succès d'Esprits criminels?
Thomas Gibson- C'est avant tout parce que les interrogations que la série soulève sont universelles. A savoir pourquoi des gens on ne peut plus ordinaires ont basculé dans une incompréhensible folie meurtrière? Mais la complicité entre les enquêteurs plaît beaucoup, elle aussi.

Justement, avec cette saison 7, peut-on enfin espérer plus de conflits entre eux?
Toujours pas. Parce que CBS, la chaîne qui nous diffuse, a peur de remettre en cause l'équilibre qui existe entre les différents héros. A l'inverse, je pense qu'on peut rester une équipe, tout en n'étant pas d'accord sur certains points. De plus, je sais qu'au FBI, les agents s'engueulent parfois violemment au sujet de leurs suspects. Nous, on ne le fait pas assez. J'espère que ça changera un jour.

Pourquoi Unité parallèle, la série dérivée d'Esprits criminels, a-t-elle été un flop?
Elle aurait pu fonctionner si on lui avait laissé le temps de s'installer. Il y avait beaucoup d'attente et de pression autour de ce projet. Mais pour moi, son concept n'était pas abouti. C'était d'autant plus difficile qu'elle devait se démarquer de ce que nous faisons.

Tout le monde se souvient encore de la démission de Mandy Patinkin alias Jason Gideon…
Je ne connais toujours pas les raisons qui l'ont poussé à agir de la sorte. Il a quitté la série du jour au lendemain, sans en avertir personne. Ça ne se fait pas. C'est très égoïste. En faisant ça, il nous a manqué de respect. On attend d'ailleurs toujours ses excuses.

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