Série – Clash

Fine exploration des rapports entre les ados et leurs parents, cette série française se distingue par sa justesse de ton.

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L’adolescence, un sujet aussi inépuisable que délicat! Clash en aborde le thème de front, entre drames et comédie. Soit une bande d’ados réunis sur les bancs du même lycée. Sexualité en ébullition, premières amours complexes, questions existentielles: les murs contre lesquels se cognent Olivia, Kelly, Cassius et les autres n’ont rien d’exceptionnel. Pourtant, si le premier opus patine un peu et semble chercher le bon dosage entre émotion et fantaisie, l’ordinaire de ces ados déboussolés prend finalement un joli relief car il ne s’agit pas seulement d’eux, ici.

Certes, la série décline leurs histoires au fil de six épisodes indépendants, dans lesquels chacun, tour à tour, se trouve confronté à un moment-clé de son adolescence. Mais ils sont aussi la porte d’entrée par laquelle les scénaristes plongent dans la vie de foyers et explorent, en parallèle, les peurs, les doutes, les espoirs et les déceptions des autres membres de la famille. Plus que des personnages secondaires servant d’antagonistes à ces jeunes en plein bouleversement, les parents prennent ici toute leur place. Et les atermoiements de leurs bambins mettent en exergue leurs propres blessures.

En prenant le temps de décrire les personnalités des adultes comme celles des ados, Clash propose un double point de vue, une vision subtile et juste où chacun est amené à se remettre en question face à l’autre, si proche et pourtant tellement étranger. Tous les épisodes ne se montrent pas également convaincants. Mais il naît une réelle émotion de ces confrontations entre parents et enfants, considérés avec la même tendresse, approchés avec le même intérêt. Et les acteurs – juniors et confirmés – parviennent à nous rendre véritablement attachants ces héros du quotidien, toute sensibilité dehors.

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