[SERIE] Broadchurch: Saison 1

Polar psychologique tout en tension, la dernière perle britannique débarque sur France 2. Une réussite.

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Il y a tout d’abord comme un petit air de Twin Peaks: une charmante petite ville du sud-ouest de l’Angleterre (qui donne son nom à la série), une communauté unie d’habitants sympathiques et ordinaires, la quiétude d’une vie saine et simple. Et soudain, la découverte d’un corps au pied des falaises. Celui d’un enfant du coin, dont la mort suspecte ébranle fortement la population de Broadchurch. Notamment le lieutenant Ellie Miller, amie des parents de la victime, une flic tendre et sentimentale qui vit là son premier meurtre. Dans cette atmosphère fébrile débarque le capitaine Alec Hardy, parfait inconnu fraîchement muté et chargé de prendre l’affaire en main. A mesure que l’enquête progresse, l’apparente harmonie de la communauté se fissure, laissant affleurer chez les uns comme chez les autres de bien lourds secrets…

Si l’ombre de David Lynch plane sur la série – notamment dans le premier épisode, tendu à souhait depuis la superbe scène d’ouverture jusqu’à la conférence de presse qui clôt le chapitre -, Broadchurch prend vite soin de s’en affranchir. Et son créateur Chris Chibnall (Doctor Who, Torchwood) semble lorgner davantage vers le polar psychologique façon The Killing. Point de personnages à la folle extravagance ici, mais un réalisme mélancolique qui imprègne chacun d’eux. A commencer par le héros lui-même, incarné par un David Tennant (Doctor Who, encore) d’une étonnante et intense sobriété. L’acteur prête merveilleusement ses traits tirés au capitaine Hardy, solitaire atrabilaire à la santé fragile, rongé par l’échec tragique d’une précédente enquête. Face à lui, l’affable Ellie Miller (épatante Olivia Colman) apporte une respiration bienvenue, entre humour et tendresse. Un très attachant tandem pour une série à l’atmosphère soignée, à l’émotion palpable et au suspense haletant. A ne pas louper.

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