[SERIE] Borgia – Saison 2

Toujours aussi immoraux, les Borgia sont au sommet de leur art en cette saison 2 inédite. Sa réputation est faite depuis des siècles. Mais on se pince encore aujourd'hui pour réaliser que l'Eglise a bel et bien accouché d'un pape aussi hypocrite que Rodrigo Borgia, alias Alexandre VI (John Doman).

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Bon dieu, comment le barbu, perché là-haut sur son nuage, a-t-il pu laisser passer pareille ignominie? Faut croire que le pauvre vieux est resté totalement impuissant pendant le pontificat – de 1492 à 1503 – de son infâme représentant. Mais pas sans réaction pour autant: en ce début de salve flambant neuve, ne le voilà-t-il pas en train de manifester sa colère lorsque la foudre s'abat sur l'épée de la statue de saint Michel, au sommet du château Saint-Ange? Le Tout-Puissant a de quoi être de mauvais poil. Car les Borgia se sont moqués ouvertement de ses préceptes au cours de la précédente fournée. Rodrigo a en effet forniqué et comploté à tout-va, tandis que son aîné Juan (Stanley Weber, fils de Jacques) a été lâchement assassiné par sa sœurette Lucrezia (Isolda Dychauk). Cerise sur le gâteau, cette dernière – troisième enfant de Rodrigo – est irrésistiblement attirée par son frangin Cesare (Mark Ryder). En ces prémices de saison 2, la situation est donc déjà bien sulfureuse. Et va nous promettre quelques nouvelles intrigues de haute volée: inconsolable depuis la mort de son rejeton, le Saint-Père entend désormais privilégier les voies du Seigneur au détriment des siennes (pour combien de temps?); alors que, de son côté, Cesare se sent de plus en plus à l'étroit dans ses habits de cardinal. Son ambition à lui, c'est de conquérir le pouvoir! Lucrezia, enfin, devra composer entre le nouveau-né qu'elle attend et les passions qui la dévorent. Une chose est sûre, dans ces inédits, les Borgia n'ont pas fini de nous surprendre par leurs excès. Et c'est tant mieux pour nous!

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