Scandal, SAISON 3

Joshua Malina est un habitué de la Maison Blanche. Avec Scandal, il en découvre les côtés sombres…

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Les coulisses de la politique, ça le connaît. Après avoir arpenté les couloirs du palais présidentiel américain dans A la Maison Blanche, Joshua Malina est à présent l’une des vedettes de Scandal dans la peau du procureur David Rosen. Une saga conçue par Shonda Rhimes (créatrice de Grey’s Anatomy), qui dissèque elle aussi les arcanes du pouvoir. Il nous en parle.

Votre vision de la politique a-t-elle été modifiée entre les deux séries?

JOSHUA MALINA. – Oui, parce que quand j’étais sur A la Maison Blanche, imaginée par Aaron Sorkin, on avait l’habitude de mettre en avant le positif. Avec Scandal, on change de tonalité. J’appréhende maintenant ses côtés obscurs.

Y a-t-il d’autres nuances entre les deux?

J.M. – Elles partagent avant tout de nombreux points communs, comme la rapidité et la précision des dialogues, ainsi qu’un rythme soutenu. Mais l'autre différence principale, c’est le sexe! Avec Sorkin, on était dans la suggestion. Alors qu’ici, les scènes sont explicites.

Que faut-il en déduire?

J.M. – Ça nous renvoie à notre société. Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour l’intimité.

David pourrait-il avoir une aventure avec Olivia?

J.M. – Au début, c’était quelque chose qui pouvait être possible. Mais au moment de cette saison 3, celle qui est la protagoniste centrale, dont la tâche est d’étouffer des scandales, s’est sévèrement entichée du président des États-Unis. Après, tout peut arriver.

Scandal a mis du temps pour être un hit…

J.M. – Les audiences américaines ont en effet progressé doucement au démarrage. Mais c’est là une des caractéristiques du travail de Shonda Rhimes. Elle tisse sa toile minutieusement afin de piéger les téléspectateurs qui deviennent accros sans même sans rendre compte. Il faut dire également que notre feuilleton a créé le buzz sur les réseaux sociaux. Ça nous a bien aidés.

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