Revenge

À mi-chemin entre le soap et le drame, Revenge verse délicieusement dans le plaisir coupable. Cool!

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Difficile de résister à la tentation, alors autant y aller tout de go: la vengeance est un plat qui se mange froid. Voilà, c’est dit. Pourtant, impossible de ne pas évoquer ce dicton-cliché dans le cas de Revenge. Car la froide vengeance fait bel et bien figure de clef de voûte pour cette série qu’entame RTL-TVI ce soir. Ses auteurs ont beau évoquer Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas comme principale source d’inspiration – pour se donner bonne conscience sans doute -, on peine à les croire. L’ensemble lorgne plutôt vers des séries genre Dallas ou Dynastie. On ne leur en voudra pas.

Au cœur de l’intrigue, Amanda Clarke (Emily VanCamp, Everwood, Brothers & Sisters), une jeune femme au passé trouble qui vient d’emménager dans les Hamptons, avec l’ambition de venger son défunt père, mort quelques années plus tôt. Sous une fausse identité, celle qui se présente désormais sous le nom d’Emily Thorne entend faire payer le prix de leurs manigances aux Grayson, une famille très aisée qu’elle tient pour responsable du décès de son paternel. Et pour ne pas risquer sa couverture, cette manipulatrice hors pair se révélera prête à tout. "Je la vois un peu comme un crocodile, illustre Emily VanCamp. Je l’imagine naviguant au sein de cette communauté, comme un prédateur."

Pour mieux servir la vendetta d’Emily/Amanda, les scénaristes de Revenge n’hésitent pas à assaisonner les épisodes d’histoires à l’eau de rose. Mais aussi de mystères en tout genre (heureusement résolus en cours de route), qui embarqueront sans peine les téléspectateurs dans leur sillage. Lancé en 2011 et toujours en production, ce feuilleton vise à l’évidence un public essentiellement féminin, qui aurait tort de bouder ce gentil péché cathodique!

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