Questions à la une: le mariage, toujours pour le pire?

Aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales, les couples peuvent s'aimer, en toute liberté, sans être obligés de se passer la bague au doigt ou d'officialiser leurs sentiments devant un maire ou un curé.

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Ceux qui décident de se marier le font donc "sans contrainte et par amour". Pourtant, cinquante pour cent de ces mariages se soldent par un divorce. Julie Morelle et Bénédicte Beauloye se sont interrogées sur ce constat. Pourquoi continue-t-on à se marier en se jurant que c'est pour la vie? Pour leur enquête, elles se sont rendues dans des maisons communales et des palais de justice, dans des salons du mariage et du divorce. Eh oui, ça existe! "Les couples ont accepté, assez facilement, d'être filmés, explique Julie Morelle. Mais curieusement, c'était plus compliqué de trouver des gens qui acceptent de parler de leur projet de mariage que d'autres qui témoignent de la fin de leur amour. Comme si cela relevait plus de l'intimité. Et plus encore que de parler de relations sexuelles."

Pour évoquer l'évolution de cette idée de mariage, de l'idéal romantique qu'il représente aujourd'hui, les deux reporters ont rencontré Pascal Bruckner. Dans son dernier livre, le philosophe pose la question: Le mariage d'amour a-t-il échoué? Enfin, pour conclure – et sans aborder la polémique du déchirement des enfants -, ce reportage se penche sur la dédramatisation actuelle du divorce. "En proposant un divorce rapide, poursuit le journaliste, la loi a, en quelque sorte, désacralisé le mariage. Il nous est présenté aujourd'hui comme un acte banal alors qu'il reste douloureux pour la plupart des gens." – 

16 mars: 20h15 LA UNE Questions à la une: le mariage, toujours pour le pire?

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