Pays de Cocagne: le nouveau spectacle de Pirette

Trois mois après le scintillant Jingle Belges (dont le DVD accompagne gratuitement ce Moustique), François Pirette nous envoie une nouvelle salve de vannes axées "actu".

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Votre sketch décapant sur saint Nicolas, dans le show précédent, ne vous a pas valu trop de courrier?
François Pirette – Oh, j’ai entendu quelques réactions. Mais j’évite soigneusement d’écouter les grincheux. J’assume totalement. Il ne faut pas confondre mythe et réalité, et saint Nicolas n’a rien d’intouchable. En plus, il n’est ni sympa, ni séduisant et il porte un habit ridicule. Je préfère le père Noël (rire).

Pourquoi, aujourd’hui, comparez-vous la Belgique à un pays de cocagne?
Au départ, je m’étais mis à écrire un spectacle qui transposait les révolutions arabes sur le pavé belge. Mais l’actualité internationale – comme le Japon – a tout balayé à l’arrière-plan. J’ai tout jeté et tout réécrit, car je trouvais que nos petits tracas politiques étaient devenus pathétiques et vulgaires. Donc, même si je suis conscient qu’il existe des gens malheureux en Belgique, on est dans un certain confort et bien mieux lotis que d’autres.

Ce sont vos personnages traditionnels qui vont faire passer le message?
Oui. Je ne pense toujours pas avoir la légitimité et le cran de monter sur scène comme un Bedos. Je passe donc par mes costumes et mes bigoudis pour faire parler ce que j’appelle le « non-sens populaire ». Ne plus faire appel à eux déstabiliserait le public. Cela dit, il ne faudrait pas que je me retrouve piégé par mon propre confort. Ne pas changer pourrait aussi me jouer des tours, raison pour laquelle j’ai plusieurs projets sur le feu. Pays de cocagne pourrait d’ailleurs devenir, bientôt, le titre d’un rendez-vous récurrent et plus court…

3 avril РRTL-TVI 20h30: Show Fran̤ois Pirette: Pays de cocagne

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