Oscar

On peut reprocher beaucoup de choses à Bernard Tapie. Mais pas un sacré potentiel d’acteur!

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Le 25 décembre 2008, lors de son unique diffusion télé, l’adaptation d’Oscar par Bernard Tapie avait suscité pas mal de débats. Alors fraîchement bénéficiaire d’une enveloppe de 285 millions d’euros suite à la décision d’un tribunal arbitral dans l’affaire Adidas, l’un des personnages les plus contestés de l’Hexagone jouissait, grâce à cette pièce, d’une vitrine exceptionnelle sur France 2. L’occasion pour lui de s’éclater dans le rôle d’un PDG parano et autoritaire et, mieux encore, de se payer subtilement le scalp de quelques vieux adversaires (dont François Bayrou) grâce au texte remanié par ses soins.

Si le succès fut loin d’être au rendez-vous (les audience d’Oscar ont été devancées par celles des programmes de TF1 et de M6), il faut pourtant reconnaître que la prestation de l’ex-ministre fut… exceptionnelle! Mais ce n’était pas une surprise, Tapie avait déjà démontré d’évidentes aptitudes de jeu dans le film de Claude Lelouch, Homme, femmes : mode d’emploi, ainsi que dans la série Commissaire Valence. À se demander pourquoi l’homme a choisi de sévir dans le monde des affaires et de la politique, plutôt que d’opter pour une vraie vie d’artiste!

Et ce touche-à-tout, tour à tour entrepreneur, animateur télé, chanteur, député, dirigeant, patron de presse et de foot, a de la suite dans les idées. Il dit avoir dans ses tiroirs un nouveau projet de film – proposé à Samuel L. Jackson! – dans lequel il jouerait un savant fou. Mais aussi, sur sa table de chevet, un one-man-show, J’ai deux trois choses à vous dire, émaillé d’anecdotes sur sa propre vie. Bref, on n’a donc pas fini d’entendre parler de lui et de ses nanardises…

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