Nikita revue et corrigée

Qualifiez-la de cliché, et elle voit rouge. Pourtant, avec Maggie Q. ça bouge.

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Hop, hop, hop, pas touche à Nikita! Pour les aficionados de l'héroïne créée par Luc Besson en 1990, chaque nouvelle adaptation de ses aventures est un blasphème. Pourtant, la télé ne s'est pas gênée pour revisiter l'histoire de cette délinquante recrutée par les services secrets. Dernière resucée en date: cette version de 2010, avec dans le rôle-titre Maggie Q (Die Hard 4). Une actrice américaine, véritable égérie des films d'arts martiaux hongkongais qui a fait un petit détour par le Festival télé de Monte-Carlo.

En quoi votre incarnation est-elle originale?
Maggie Q. – Elle est totalement différente des précédentes. Ce qui me plaît chez elle, et c'est d'ailleurs l'une des raisons qui m'a poussé à accepter ce rôle, c'est que les scénaristes ont choisi de développer son histoire dans la continuité de ce que proposait le film original. Dans celui-ci, elle faisait encore partie de la "Division", ce groupe qui l'a formée et employée. Dans notre version, on se projette dans son futur. Après qu'elle a fui cette agence. Elle en est à un point dans sa vie où elle espère prendre sa revanche contre eux. C'est une partie de son histoire qui n'a jamais été traitée.

Vous connaissiez donc ce personnage avant de l'incarner?
Oui, parce que je suis fan du film original. J'avoue ne pas avoir regardé la série de 1997. Seul compte à mes yeux le long métrage de Luc Besson. C'est de lui que j'ai tiré mon inspiration pour embrasser ce rôle.

Comment s'est passé votre entraînement?
Il s'est étalé sur quatre semaines avant le début du tournage. Mais j'ai de bonnes bases: ça fait 14 ans que je joue dans des productions d'action.

Vous avez dit ne pas vouloir ressembler au cliché de l'Asiatique qui ne fait que se battre. Pourtant, c'est ce que vous faites ici…
Rien dans notre version n'est stéréotypé. Car Nikita n'a jamais été incarnée par une actrice asiatique. C'est déjà un cliché que je brise, rien qu'en l'interprétant. C'est d'ailleurs la première fois qu'elle représente une minorité. Je pense même que c'est une bonne chose, un pas en avant pour notre communauté. Si une jeune femme d'origine caucasienne avait hérité de ce rôle, là oui, on aurait versé dans le lieu commun. Ce qui me plaît surtout, c'est que la majorité des critiques oublient aujourd'hui mes origines. La seule chose qu'ils retiennent, c'est la profondeur de ce personnage.

A partir du 25 juin: La Deux 20h05: Série Nikita

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