Naturopolis

New York vue à travers sa biodiversité, ses parcs, sa myriade de jardins communautaires et sa volonté de ne pas céder à l'urbanisation totale.

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Cette semaine, sur Arte, le slogan, c’est: "Le futur commence maintenant". En se penchant, au fil des jours, sur le nucléaire, le destin de la mer d’Aral ou les transhumains, le ton est donné. Mais tout commence là où l’on pourrait penser que ça va fatalement se terminer: dans une grande ville, tentaculaire et bondée.

Alors que l’urbanisation de la planète galope (un humain sur deux vit en ville), New York ne fait pas, a priori, figure d’écrin de verdure. A priori, seulement – le premier volet de la série documentaire Naturopolis nous montre en effet, ce soir, comment cette mégalopole tente de se remettre au vert.

Pour nous guider dans cette visite, l’émission accueille un humaniste des temps modernes, Frédéric Durand, naturaliste et poète, qui souligne "les efforts de dépollution faits à New York" et qui s’émerveille de voir des balbuzards et des goélands à Jamaica Bay – le seul parc naturel urbain des États-Unis, une espèce de Zwin de 100 km2 situé au sud de Brooklyn et du Queens.

Aujourd’hui, les initiatives fourmillent dans Big Apple, portées par une réflexion plus large sur les possibilités sociales et économiques de cette potentielle réforme verte. Des bancs d’huîtres sont créés pour augmenter la qualité de l’eau et affaiblir les vagues.

Au cœur de la ville, Dickson Despommier (un nom prédestiné) a développé une ferme biologique sur le toit d’un gratte-ciel. À Staten Island, une décharge pachydermique est en voie d’être transformée en parc public.

Si bien que New York, ville où transitent un million d’oiseaux migrateurs chaque année (90.000 meurent en se fracassant sur les buildings), semble aujourd’hui et après des décennies de laisser-aller prête à réconcilier son âme urbaine avec ses envies de nature.

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