Musique – Concours Reine Élisabeth 2012: Les demi-finales

La 75e édition du Concours Reine Élisabeth opposera 88 violonistes, dont 4 Belges. Et ça va déménager!

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Comme le veut la tradition, la Corée sera surreprésentée sur la ligne de départ du Concours Reine Élisabeth: 16 candidats sur un total de 88. Championne en titre de la compétition grâce à la victoire, la saison dernière, de la talentueuse soprano Hong Haeran, cette nation reste en effet l'une des plus prolifiques sur le terrain de la musique classique.

Mais, attention, au total, ce ne sont pas moins de 29 pays qui participeront à la 75e édition de ce concours mondialement célèbre. Quatre Belges seront de la partition. Ce n'est pas énorme, mais c'est suffisant pour créer la surprise.

Et rien ne nous empêche d'être ravis d'avance, d’autant que l'accompagnateur des demi-finalistes n'est autre que l'Orchestre de chambre de Wallonie (dirigé par Michael Hofstetter), tandis que la finale sera sublimée par l'Orchestre national de Belgique (dirigé par Gilbert Varga).

Quoi de neuf, à part ça? Un petit déménagement temporaire, d'abord, puisque la majeure partie du concours se déroulera cette année à Flagey.

La raison: le Conservatoire de Bruxelles a besoin d'un petit rafraîchissement pour mieux répondre aux exigences des retransmissions radio et télé. Mais le lieu sera réinvesti dès la fin des travaux. En attendant, la finale, elle, se déroulera toujours au Palais des Beaux-Arts.

Autre nouveauté: une limite d'âge des candidats portée à 30 ans au lieu de 27. "Nous voulions permettre à des musiciens déjà plus formés de participer", explique le président Jean-Pierre de Launoy.

Voilà qui risque d'encore hausser le niveau d'un cran, avec une édition où le sanglot long des violons se chargera de charmer nos oreilles. Aux commandes, Corinne Boulangier et Nicolas Blanmont vous en diront plus, comme d'habitude, sur les œuvres au menu.

Un concerto de Mozart, pour commencer. Mais aussi un récital du Liégeois Eugène Ysaye, qui donna son nom au Concours en 1937, avant qu’il n'emprunte celui de notre reine Elisabeth en 1951…

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