Monroe

Avec Monroe, les British ont désormais leur propre Dr House. Un simple copié-collé?

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La comparaison est inévitable. Présenté comme un type caractériel et narcissique, le Dr Gabriel Monroe rappelle immédiatement Gregory House, ce salopard de toubib incarné par Hugh Laurie et qui, pendant huit saisons, a martyrisé ses patients et son équipe dans Dr House.

James Nesbitt, l’interprète irlandais du neurochirurgien vedette de Monroe, réfute pourtant ce rapprochement : "Je pense qu’ils sont très différents. Je comprends que les gens puissent faire un parallèle entre ces personnages. Mais leurs personnalités ne sont pas les mêmes". Pas totalement faux, car si le Dr Monroe développe une arrogance qui n’a rien à envier à celle de son confrère américain, son comportement n’est pas similaire.

Certes, il est orgueilleux. Mais derrière cette fierté de façade se cache un type proche de ses patients, que la vie n’a vraiment pas ménagé. Comme le révélera ce premier chapitre inédit, réalisé en 2011 et diffusé ce soir sur Arte.

Autre différence de taille entre les deux séries: alors que les épisodes de House étaient construits comme des enquêtes visant à déterminer les affections des malades, dans Monroe, pas question de jouer aux devinettes.

Les maux des patients hospitalisés sont très vite diagnostiqués, la série s’attardant plutôt sur la dangerosité des interventions pratiquées par le neurochirurgien.

Des opérations bien souvent spectaculaires, mais qui ne suffisent pas à captiver les téléspectateurs derrière leur petit écran. Le problème, c’est que cette fiction anglaise n’apporte pas de nouveau point de vue sur l’univers hospitalier. Depuis Urgences, on a bien compris que les toubibs ne parvenaient jamais à concilier boulot et vie privée. Dès lors, Monroe donne dans la redite, sans jamais afficher son originalité. C’est peut-être pour cette raison que la série a été annulée au bout de deux saisons seulement.

 

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