Meurtres à Sandhamn saison 1

Adapté des best-sellers de la Suédoise Viveca Sten, un polar sériel venu du froid, sans les frissons.

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Il fait bon vivre à Sandhamn. A tel point que, chaque été, cette minuscule île de l’archipel de Stockholm voit affluer quantité de touristes séduits par ce tranquille écrin de verdure, son sable clair et ses petites maisons de pêcheurs en bois. Un charme bientôt rompu par la découverte d’un cadavre vieux de plusieurs mois. Sans grand enthousiasme, l’inspecteur ThomasAndreasson (le convaincant Jakob Cedergren, vu dans la danoise Traque en série) prend la direction de l’enquête…

Adapté des polars à succès de la romancière suédoise Viveca Sten, cette minisérie (trois épisodes par saison, la deuxième sera diffusée jeudi prochain) déroule ses intrigues autour d’un duo à la charge romanesque certaine. Dans cette première enquête tirée de La reine de la Baltique, Thomas retrouve par hasard une ancienne camarade d’école, Nora. D’abord témoin dans l’affaire – c’est elle qui découvre le corps -, la jeune femme, juriste de son état, finit par s’impliquer plus que de raison dans la quête du tueur, mue par l’ennui autant que par le séduisant sourire du bel inspecteur.

Se forme ainsi un drôle de couple, à la fois d’enquêteurs (Nora jouera à nouveau les détectives officieux auprès de Thomas dans la prochaine fournée) et d’amis aux sentiments contrariés (elle est mariée et mère de famille; il traîne un drame qui l’a profondément fragilisé). Le potentiel de cette relation, informelle à tout point de vue, vient nourrir une première saison qui, elle, pèche par manque d’intensité dramatique. S'il reste agréable à regarder – la lumière blanche de l’été suédois inonde de magnifiques paysages marins -, Meurtres à Sandhamn n’a pas l’épaisseur espérée. Ni l’intrigue, qui n’offre guère de surprise, ni les personnages, trop superficiellement esquissés, ne lui permettent de se distinguer d’un quelconque polar. Dommage.

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