Meurtres à Carcassonne

Esotérisme et légendes moyenâgeuses sont au menu de ce polar régional, distrayant à défaut d’être original.

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Triste spectacle dans les jolies rues pavées de Carcassonne. Le corps d’une quinquagénaire, employée dans l’orphelinat de la ville, vient d’être retrouvé devant la basilique Saint-Nazaire, la main droite tranchée. Une étrange mise en scène pour une étrange affaire, qui se colore d’ésotérisme lorsque les images des caméras de surveillance révèlent la silhouette d’un mystérieux tueur, drapé dans une cape estampillée de la croix des Templiers. Enfant du pays, le capitaine Angélique Demange (Rebecca Hampton, Plus belle la vie), en charge de l’enquête, se voit imposer en renfort le commissaire Leprince (Bruno Wolkowitch), venu de Toulouse. Et la collaboration s’annonce délicate puisque le charmant flic n’est autre que l’ex-mari d’Angélique, avec lequel la jeune femme a vécu un douloureux événement.

Terroir, légendes, romance et chasse au trésor: le cocktail est aussi classique que celui d’une saga de l’été, dans la droite lignée des précédents épisodes de la collection de polars régionaux de France 3. Le scénario n’échappe pas aux clichés, ni dans l’intrigue policière – les incontournables Templiers pour coller à l’atmosphère médiévale de Carcassonne, les vieux grimoires aux messages codés… – ni dans l’intrigue sentimentale, dont l’issue ne fait guère de doute. Du déjà vu, donc. Mais ces Meurtres à Carcassonne se regardent toutefois sans déplaisir, offrant ce qu’il faut de rythme et de rebondissements pour maintenir l’intérêt. Et les deux comédiens principaux, plutôt convaincants, parviennent à donner chair à l’histoire.

Si le Moyen Age vous fascine particulièrement, sachez par ailleurs que 13e Rue rediffuse, à la même heure, l’épisode Meurtres à Rocamadour. Ambiance pèlerinage expiatoire dans la "citadelle de la foi", avec le tandem Clémentine Célarié-Grégori Derangère en tête d’affiche. Pas plus original, mais gentiment divertissant.

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