Meurtre au paradis

Meurtre au paradis s’est fait désirer. La voilà, enfin, sur nos écrans, cette nouvelle série, fruit d'une coproduction entre la BBC et France Télévisions et déjà diffusée outre-Manche en 2011.

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France 2 préférait, elle, attendre du flux – soit deux saisons de huit épisodes chacune – pour mieux contenter le public. En Grande-Bretagne, ce whodunit a séduit 5,9 millions de téléspectateurs et a atteint 8,2 millions de fans lors de sa seconde saison. Les francophones porteront-ils le même intérêt à ces morts suspectes sous les tropiques? Et surtout aux enquêtes policières, menées par un duo de flics aux antipodes l’un de l’autre, dans une petite île fictive de Guadeloupe? Richard Poole (Ben Miller) a été appelé à Sainte-Marie pour y résoudre le meurtre de son compatriote, mais il ne rêve que d’une chose: repartir. La chaleur, le sable et les lézards, très peu pour lui! La grisaille de Londres lui manque. Mais évidemment, il va devoir rester et faire équipe avec une policière française, Camille Borley (Sara Martins), aussi décontractée qu’il se montre coincé. Car notre homme est un joyeux cliché de l’Anglais – costume et nœud de cravate jamais desserré. Il râle, on rit. Et on se laisse charmer, car ce Poole se révèle finalement un digne héritier d’Hercule Poirot. Un personnage qui concentre tout le charme des séries policières britanniques classiques. Tandis que Meurtre au paradis trouve sa fraîcheur – son originalité – dans le choc des cultures sous un soleil de plomb. – C.V.

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