The Mentalist saison 3

Quand Patrick Jane, l'arrogant Mentalist, nous livre enfin ses failles, on ne boude pas notre plaisir.

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On le connaissait sûr de lui, capable de prendre l’ascendant sur n’importe qui grâce à son infaillible sens de l’observation. Pourtant, Patrick Jane (Simon Baker), ce mentaliste qui collabore avec les forces de l’ordre, n’en reste pas moins humain. La preuve dans cette troisième salve de The Mentalist, rediffusée par La Une dès ce soir.

De toute l’histoire de la série lancée aux Etats-Unis en 2008, on n’avait jamais vu le héros à ce point fragilisé. D’où l’importance de cette saison qui, après coup, se révèle être un tournant majeur du feuilleton policier. En étalant la vulnérabilité de leur principal protagoniste, les scénaristes sont, en effet, parvenus à insuffler une nouvelle dynamique à leurs épisodes.

Cette espèce d’impuissance qu’affiche désormais Jane n’est pas sans fondement. Elle est la conséquence, on s’en doute, de cette chasse à l’homme qu’il s’impose en traquant sans relâche John le Rouge, le serial-killer qui a tué sa famille. En fin de seconde année, Jane a été confronté à deux écueils. L’enlèvement de Kristina Frye (Leslie Hope), la première femme dont il s’était véritablement entiché depuis la mort de son épouse. Mais aussi sa rencontre avec le tueur.

"Il est ressorti traumatisé de son tête-à-tête avec John le Rouge, explique Bruno Heller, le créateur de The Mentalist. Parce qu’il ne s’est pas fait selon ses propres termes. Il s’est senti comme violé. Jusqu’alors, il pensait jouer à armes égales contre le meurtrier. Mais celui-ci lui a prouvé qu’il gardait encore de nombreux atouts dans sa poche." Et c’est peut-être parce qu’il a été touché dans son ego que Jane se révèle si déstabilisé. Raison de plus pour le téléspectateur de (re)découvrir la psychologie de ce personnage charismatique. Car c’est bien la première fois qu’elle s’offre à lui de manière si évidente.

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