Maison-poison, quand nos intérieurs nous polluent

Prêts à offrir une cure détox à votre habitation? Selon les experts, nos nids douillets ressemblent plutôt à des cocons empoisonnés.

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S’extirper de ses quatre murs bien tranquilles pour se rendre au bureau, s’engouffrer dans le trafic vrombissant, s’asphyxier de gaz et se dire qu’on respirerait mieux à l’intérieur. « Tout faux ! », réplique sans détours La maison-poison, le docu diffusé ce soir sur France 5.

L’air de nos bureaux et de nos maisons serait cinq fois plus vicié que l’atmosphère de la rue. Et comme, selon les statistiques, nous y passerions 80 à 90 % de nos existences, les raisons de s’inquiéter sont légion. Elles portent des noms peu amènes: solvants, retardateurs de flamme bromés, formaldéhyde, benzène ou phtalates.

Les moins chanceux seront même confrontés à de l’amiante. Les sources de pollution intérieure à la maison, à la crèche ou à l’école viennent du bâtiment en lui-même (de l’isolation aux panneaux de bois) mais surtout du mobilier, grille-pain et jouets émettant allègrement des substances chimiques compris.

Les scientifiques commencent à avancer des chiffres: 18 millions de Français seraient touchés par des allergies relatives à la pollution domestique. Plus grave encore, les substances-crasses qui appartiennent à notre quotidien favoriseraient les cancers.

Mais La maison-poison ne s’arrête pas à la seule dénonciation. Ce documentaire enquête aussi sur les réticences des grandes marques et des fournisseurs à résoudre le problème : les décrets de protection des consommateurs mettent des années à être appliqués.

Sans oublier les politiques peu enclins à accélérer les législations, et les entreprises influentes qui définissent aujourd’hui pour nous ce qu’est une maison et ce qu’elle ne doit pas être.

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