Magazine – Thalassa en direct de Sète

L’émission de Georges Pernoud nous emmène sur l'île qui a vu naître un autre Georges… Brassens.

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C'est dans un collège de Sète que l'élève Brassens rêvassait, griffonnant des chansonnettes et des poèmes pendant que ses profs désespéraient de lui inculquer des valeurs. C'est là qu'à 16 ans, il s'est forgé une "mauvaise réputation" qui ne l'a plus jamais quitté, après avoir commis quelques cambriolages avec ses copains.

A l'époque, à Sète, on n'aimait pas beaucoup le jeune Georges, garçon rebelle et indocile. On ne s'imaginait pas qu'un jour, il deviendrait "l'enfant du pays", un chanteur à la plume élégante et libertaire qui allait faire l'unanimité auprès de toute une île. Et qui allait souvent s'inspirer de sa jeunesse à Sète pour écrire des textes à l'aura intemporelle.

La chanson Les copains d'abord est son témoignage le plus célèbre. Brassens y parle notamment de "la grande mare des canards" qui n'est autre que l'étang de Thau sur lequel il naviguait avec ses potes durant l'été.

Ce sera l'une des escales d'un Thalassa qui a amarré son plateau là-bas, le temps d'une escapade au fil de l'eau. L'occasion de parcourir un lieu qui n'est pas surnommé pour rien "l'île singulière". Outre ses rues, son port, ses lumières méditerranéennes et sa sérénité quasi flottante, Sète possède un charme fou et des habitants qui n'en sont pas peu fiers.

On peut les comprendre: si l'ami Brassens y a laissé son empreinte, d'autres artistes ont définitivement transformé le lieu en excursion incontournable: l'homme de théâtre Jean Vilar (créateur du Festival d'Avignon), les frères Di Rosa ou encore Paul Valéry.

On aurait également pu ajouter Eve Angeli, mais on n'est pas certain que Brassens aurait adoré. Même si les paroles de sa chanson Le temps ne fait rien à l'affaire pourraient aujourd'hui lui être dédicacées…

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