Magazine – Secrets d’histoire: Henri IV, le roi de cœur

Pas sympa, le "bon roi"? Si l’histoire l’honore, ce souverain suscita surtout beaucoup de haine de son vivant et fut l’objet de… 25 tentatives d’assassinat.

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On le connaît bien, Henri IV: la poule au pot, le cheval blanc, le "bon roi"… Mais à vrai dire, on connaît surtout les jolies images d’Epinal répandues après son mystérieux assassinat par François Ravaillac, le 14 mai 1610. Car ce roi, si populaire aujourd’hui, fut en réalité largement haï par ses contemporains. C’est ce que vient nous conter Stéphane Bern, qui s’attaque dans ce numéro aux différentes facettes d’un homme plus complexe que ne le conte la légende.

L’enquête débute dans les couloirs du château de Pau, capitale du royaume de Navarre dont hérite Henri IV avant de monter sur le trône de France. Car le "bon roi" venu d’ailleurs, protestant de surcroît, ne fut pas accueilli en grande pompe dans la France catholique: la plupart de ses sujets ne le reconnaissent pas comme leur souverain et il lui faut se battre pour conquérir le pays qui lui revient pourtant.

Sa manie d’utiliser la spiritualité comme sésame politique n’est pas non plus pour plaire: le roi changera six fois de religion, selon la situation, car "Paris vaut bien une messe". Et même s’il fait montre d’une clémence certaine à l’égard de ses ennemis, il se révèle surtout un monarque absolu, ambitieux et pas aussi démocrate que ne le décrivent les livres d’histoire.

Un homme de pouvoir qui, pourtant, n’hésite pas à risquer sa couronne pour satisfaire sa plus jolie faiblesse: le Vert Galant, comme on le surnomme, multiplie les maîtresses (septante-trois sont recensées) et supporte difficilement qu’une femme lui échappe. Mais le "roi de cœur", lui, reste mal-aimé. En témoignent les nombreuses tentatives d’assassinat dont il fait l’objet, plus de vingt-cinq avant celle qui lui sera fatale. Un portrait un peu rapide du roi le plus populaire de France, mais riche d’anecdotes et animé par un Stéphane Bern qui semble tant s’amuser dans les chambres et les allées royales qu’on l’accompagne volontiers.

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