Magazine Reporters: La solitude de l’homme en noir

On les appelle encore et toujours les hommes en noir, même si la mode a, depuis belle lurette, eu raison de la tradition. Ils (et elles…) sont quelque 6.700, en Belgique, à tâter du sifflet chaque semaine.

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Et à se faire invectiver plus souvent que féliciter! Arbitre? Un sacerdoce plutôt que le bonheur, pour joueur raté, de tout de même mettre son grain de sel sur le terrain du foot. En échange d’une chope et d’une poignée d’euros pour la plupart – n’est pas Jérôme Nzolo qui veut: 8.000 euros annuels et 1.500 euros environ par match en Division 1 -, ces braves gens tentent de diriger le jeu d’amateurs de 5 à 77 ans.

Qu’il vente, neige sur des synthétiques ou des champs de patates, à 8 heures du matin ou le dimanche à 21 heures, ils sont là. Le magazine Reporters a suivi ces anonymes sans qui le foot existerait encore moins bien. Et qui encaissent. Tel cet homme au sifflet tabassé lors d’un match de réserves d’un championnat amateur, et qui a perdu son emploi.

Un tableau trop noirci? Possible, mais à conseiller fortement aux centaines de milliers de parents belges qui se transforment chaque week-end en aliens à la vue des "scandaleuses décisions" prises à l’encontre de leurs si irréprochables rejetons.

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