[MAGAZINE] Matière grise: l’espace belge

Entre les Belges et l'espace, l'histoire d'amour remonte au moins jusqu'à Tintin. Au-delà des clichés, Matière grise explore cette relation privilégiée.

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Quand on pense "espace" et Belgique, on entrevoit directement Tintin et sa fusée rouge et blanche, Dirk Frimout et sa moustache triomphante ou Frank De Winne, premier Européen à s'être emparé du commandement de la Station spatiale internationale. Pour sa soirée belgo-spatiale, Matière grise ne fait pas l'économie d'une rétrospective de ces moments-clés, sans pourtant s'emprisonner dans les poncifs. L'émission vient surtout avec du neuf, ou en tout cas du méconnu. Qui savait ainsi que l'Agence spatiale européenne a été créée à Bruxelles? Que la technologie belge a largement contribué au développement de la fusée Ariane? "L'expertise belge a également joué un rôle non négligeable dans la construction des satellites. Nous sommes ainsi très largement associés à la famille de satellites Proba", se réjouit Patrice Goldberg, le poisson-pilote de Matière grise. Dernier rejeton de ce clan de fureteurs en orbite, le Proba V va observer l'évolution de la végétation sous les effets du changement climatique, tout en permettant d'établir l'évolution future des cultures. "Nous montrons également que, dans le cadre d'une collaboration menée par la Suisse, la Belgique est également active dans le développement de la navette SOAR. Encore un exemple d'un savoir-faire parfois souterrain, que nous avons eu envie de souligner, car il s'agit d'une fierté belge", complète Goldberg. SOAR sera d'abord une rampe de lancement pour satellites, avant de servir de véhicule spatial à but touristique, juste le temps d'aller voler à 100 kilomètres d'altitude et observer la courbe de la terre, l'infini des étoiles.

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