Magazine Les carnets de route de François Busnel: James Ellroy

Dans cette collection explorant l’Amérique par ceux qui l’écrivent, il était aussi particulièrement attendu.

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Qui? James Ellroy, qui clôt avec brio Les carnets de route de François Busnel à Los Angeles, véritable matrice de tous ses livres. Impossible d’évoquer l’écrivain et sa ville sans revenir, une fois encore, sur le drame fondateur d’Ellroy: l’assassinat, non élucidé, de sa mère lorsqu’il avait 10 ans.

C’est de là que vient son obsession pour les femmes fortes et rédemptrices. De là aussi, son goût pour le passé: le sien, qu’il exorcise et celui de son pays, qu’il ausculte avec une noirceur et une violence incomparables.

Une œuvre terriblement réaliste, conçue avec méthode et rigueur, par un écrivain volontiers provocateur. On le devine pourtant autrement plus complexe, ce moraliste solitaire et croyant, "né pour réfléchir". L’entendre lâcher que, au-delà du sang et du stupre, il est surtout un "romantique" le confirme. Il y a beaucoup, beaucoup de reliefs dans cet homme-là.

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