[MAGAZINE] Le journal intime de Salvatore Adamo

A-t-il encore quelque chose à nous apprendre sur sa vie, son œuvre, sa Sicile et sa Belgique? Eh ben oui.

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Hier encore, il avait 20 ans, offrant ses premières chansons à une salle de l'Ancienne Belgique instantanément séduite et se rendant à Paris pour assurer la première partie des Shadows à l'Olympia. Il y a un mois, Salvatore Adamo soufflait ses 70 bougies au Cirque Royal, face à un public qui le connaît par cœur et ne parvient pas à se lasser de son sourire contagieux. Le calcul est aisé: entre les deux, il y a eu 50 années de carrière et de tubes qui – miracle – n'ont jamais eu le moindre effet sur la modestie, la gentillesse et la sincérité de cet artiste à l'âme sereine. On murmure qu'il aurait vendu plus de 100 millions de disques. On raconte qu'il a chanté en espagnol, en japonais ou en allemand. On dit qu'il a lancé la carrière de Gilbert Montagné en produisant le titre The Fool. On entend qu'il adore la peinture et qu'il aurait adoré faire plus de cinéma…

Pour confirmer tout cela, mieux vaut opter pour la démarche la plus évidente: lui tendre un micro. C'est ce qu'a fait Thomas Van Hamme, en invitant le chanteur à se confier sur cette longue vie qui appartient désormais (aussi) à ses fans, et à se rendre sur sa terre natale, en Sicile, où Adamo conserve des chapitres beaucoup plus personnels. Un portrait forcément attachant et profondément humain (l'homme est notamment ambassadeur de l'Unicef pour la Belgique depuis vingt ans), où l'incroyable longévité de ce (récent) grand-père évite soigneusement de révéler tous ses secrets. On sait qu'à son âge, bon nombre de chanteurs ont déjà rejoint les tournées "Age tendre et Têtes de bois". On est convaincu qu'Adamo, lui, rajeunit chaque année d'un cran, s'entourant d'artistes audacieux et modernes pour continuer à sortir des disques étonnants de qualité. Le reste est-il vraiment important? Ecoutez, pour voir…

 

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