Magazine – Docs de choc: Cauchemar sous terre

Docs de choc revient sur un accident de spéléologie qui a failli virer à l'enfer. Claustrophobes s’abstenir…

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Nous sommes aux Etats-Unis où les statistiques sont effrayantes: entre les années 60 et aujourd'hui, sur près de 500 plongeurs disparus au cours d'une excursion souterraine, seuls 4 ont été retrouvés vivants par les sauveteurs.

Autrement dit: la spéléologie reste l'une des activités les plus exigeantes, mais aussi l'une des plus dangereuses que les hommes pratiquent depuis la nuit des temps. La raison est simple: en cas de pépin, les portes de sortie sont aussi étroites que difficiles d'accès. Lorsque la Terre avale ses hôtes, elle forme autour d'eux une sorte de prison sourde dont seuls les plus forts parviennent à s'échapper.

Barry Beck, spéléologue de 40 ans, l'a compris mieux que personne en s'engouffrant, un matin de mars 1979, dans les entrailles de Pigeon Mountain, au cœur de l'Etat de Géorgie… Lui, est un homme expérimenté, mais pas les étudiants du club de spéléo qui l'accompagnent, parés de vieux vêtements et de lampes frontales. La descente commence dans la grotte d'Anderson Spring, située aux abords d'une rivière.

Barry Beck a demandé à son équipe de prendre un lunch. Il a également jeté un œil sur la météo. On annonce un peu de pluie, mais pas assez que pour annuler l'excursion. Après avoir parcouru plusieurs dizaines de mètres dans l'humidité et l'obscurité du lieu, la nature décide pourtant de surprendre ses hôtes. Une tempête se profile, se dessine et finit par se déchaîner, faisant déborder la rivière. Sous terre, c'est la panique.

Pris au piège, les spéléologues vont passer plusieurs heures dans le froid, contraints de regarder l'eau s'infiltrer dans la roche et se répandre dans les cavités. La suite? Charlotte Baut nous la rappelle en 26 minutes, dans un Docs de choc en forme de thriller sous-terrain.

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