[MAGAZINE] Complément d’enquête : Oradour, spoliations, quand les enquêtes continuent

Jamais, nous ne laisserons les criminels nazis vieillir en paix. Sur tous les fronts, les enquêteurs poursuivent leur travail de fourmi pour obtenir justice.

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Ici, l'émission de Benoît Duquesne aborde les derniers développements de deux sujets – toujours – brûlants: les juifs spoliés de leurs œuvres d'art et les suppliciés d'Oradour-sur-Glane. L'occasion pour nous d'enregistrer et d'expliquer, encore, toujours, l'horreur passée aux générations futures… Une tâche essentielle, à l'heure où des fans de Dieudonné se photographient faisant la quenelle dans les ruines du village martyr de Haute-Vienne. On pourrait croire que le temps qui passe estompe les traces et entrave le travail des enquêteurs. Ce n'est pas si vrai. En effet, ces dernières années, de nombreux documents refont surface. Sur Oradour, tout (re)commence par la découverte, dans les archives de la Stasi, de la liste des 120 soldats S.S. présents le 10 juin 1944. Si beaucoup sont morts ou séniles, trois d'entre eux pourraient enfin avoir à répondre de leurs actes. Face aux questions des enquêteurs, les vieillards se murent alors dans le silence et affirment n'"avoir rien vu" des 642 meurtres (dont 205 enfants). La suite démontrera le contraire…

Autre sujet épineux, autre enquête indispensable: la spoliation des biens juifs par les nazis. L'affaire a connu un énième rebondissement en 2013, lorsqu'une perquisition dévoile 1.406 œuvres d'art chez Cornelius Gurlitt, fils octogénaire d'un des galeristes de Goebbels. Des Monet, Manet, Otto Dix, Picasso, Renoir, Matisse, qui attendent désormais de retrouver leur propriétaire légitime, si la législation allemande le permet… 

Cette plongée dans d'atroces histoires nous plombera-t-elle? Que du contraire: l'on en sort plein d'espoir, car la justice triomphera… même du temps! Et sans elle, pas de Grand Pardon possible.

 

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