[MAGAZINE] Cash investigation: Diesel, la dangereuse exception

La "dieselisation" du parc automobile pourrait devenir un problème de santé publique au même titre que l'amiante. Cash Investigation enquête.

947527

En Belgique, sur les 5,5 millions de véhicules en circulation, 60 % roulent avec des moteurs diesel. Au cours de la dernière décennie, la consommation du combustible n'a cessé d'augmenter, encouragée par un marché de l'occasion plutôt tourné sur le gasoil. La France, quant à elle, n'a rien à nous envier en matière d'addiction à ce carburant à la réputation délétère. Trois voitures neuves sur quatre sont équipées d'un moteur diesel, contre à peine une sur quatre en 1995. "Un record planétaire", insiste le magazine Cash Investigation, qui scrute ce soir les symptômes et, surtout, les conséquences de cette dépendance bien française. Doté d'une fiscalité favorable, le diesel a été, durant des années, l'enfant chéri des constructeurs automobiles, qui ont principalement investi dans le développement de ce type de moteur, dans un déni complet des dangers sanitaires qu'il crée.

En 2012, l'Organisation mondiale de la santé actait une décision de taille: les gaz d'échappement des moteurs diesel sont bel et bien cancérigènes. Dans l'Hexagone, ils seraient la cause, avec le chauffage au bois et l'industrie, de plus de 42.000 décès par an. En cause, les particules fines (cent fois plus qu'un cheveu), qui n'ont aucune peine à s'immiscer dans nos organismes, multipliant les maladies bronchiques et les risques de devenir asthmatiques. Cash Investigation ne s'arrête toutefois pas au simple diagnostic sanitaire et explore comment on truque les tests de pollution effectués sur les voitures, le tout face à un monde politique relativement impuissant sur le sujet.

Sur le même sujet
Plus d'actualité