[MAG] Un jour, un destin: Anne Sinclair, le prix de la liberté

Une vie, un destinexplique pourquoi la journaliste ne peut se réduire à l'affaire DSK, fouillant dans sa vie d'héritière d'un riche marchand d'art, débarquée sur les plateaux télé.

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Anne Sinclair (Anne-Élise Schwartz de son vrai nom) restera sans doute comme cette femme qui aurait pu être première dame, mais qui, en l'espace d'une tempête médiatique, deviendra l'épouse humiliée d'un homme que les tabloïds qualifièrent de "perv" (le pervers) et dont la responsabilité dans une affaire de viol sur une femme de chambre ivoirienne s'est diluée dans de sombres arrangements judiciaires et pécuniaires. Pourtant, la journaliste a eu une vie, composée de trajectoires multiples, avant l'affaire DSK. Et alors qu'elle existe à nouveau en dehors des rubriques people (directrice éditoriale au Huffingtonpost.fr), Laurent Delahousse se penche sur le cas Sinclair dans Une vie, un destin. C'est que dès le début, Anne Sinclair n'a pas une existence tout à fait comme les autres futurs journalistes. Elle est l'une des héritières de Paul Rosenberg, son grand-père, immense marchand d'art qui a fui le nazisme en 40 et qui fut l'un des découvreurs, bien plus tôt, de Braque, Matisse et Picasso. Ses parents échapperont aussi au nazisme, sans avoir oublié de résister avant de s'embarquer pour New York. De cette histoire familiale, Sinclair se nourrira, tout en désirant échapper au rôle de jeune petite fille riche. Elle opte pour le journalisme. Gravit les échelons, jusqu'à devenir l'intervieweuse préférée des Français. Avant de tomber amoureuse, comme bien d'autres, d'un homme qui occupe l'autre versant de la colline médiatique, Dominique Strauss-Kahn, jeune premier du PS. Pour lui, elle s'absentera du journalisme en 1997 afin d'éviter les conflits d'intérêts. L'émission se terminera par une interview de Sinclair, herself, qui s'ouvrira sur le scandale du Sofitel.

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