[MAG] Quai des Belges: les 100 ans de la radio

Ce beau centenaire se fête par une exposition Vu à la radio à Tour et Taxis jusqu'au 27 avril, et par une émission spéciale de Hadja Lahbib. Après les 60 ans de la télévision, c'est au tour de la radio de souffler ses bougies. Corinne Boulangier, directrice de La Première, évoque ce média cher à son cœur.

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Que propose l’exposition Vu à la radio?

CORINNE BOULANGIER- Une promenade dans les moments forts de la radio. On passe d'une époque à l'autre, et on retrouve des souvenirs, comme la période Salut les copains dans une chambre d'ado des années 60. Ce qui fait l’intérêt de cette expo, c’est de réécouter beaucoup de choses. J'ai eu l’impression émouvante de feuilleter un album sonore des moments de l’histoire des hommes. J’ai appris ainsi que, lors du naufrage du Titanic, c’est la technique de la TSF qui a permis le sauvetage des quelques personnes qui ont pu l’être. Et cet album s’ouvre vers les enjeux de demain.

C'est-à-dire?

C.B. – La force de la radio, c'est son immédiateté, sa souplesse, qui permet de réagir à la seconde, mais aussi sa présence au quotidien et sa chaleur. A l'heure où la part d'images est importante, il faut réinventer la radio sans la dénaturer, sans en faire de la mauvaise télé. La Première, comme les autres, doit s'adapter à l'évolution des médias. Trouver comment la radio ne se contente plus d’être une voix que l’on écoute, mais une voix qui parle aux autres et qui permet que son public lui parle aussi. Les enjeux sont là: l’écran, le numérique, mais aussi le développement social des médias.

Comme auditrice, quelles voix vous ont marquée?

C.B. – Enfant, ce sont les canulars téléphoniques de François Pirette! Plus tard, il y a eu Les 5 heures de Rudy Léonet, Les classiques de Marc Ysaye… Ces voix font vraiment partie de mon paysage radiophonique. Une émission qui a vraiment marqué ma jeunesse, c’est Perfecto. Socialement, ça a été un moment fondamental de ma jeunesse, lié à la radio.

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