[MAG] Matière grise: La fabuleuse épopée de Voyager

Matière grise explore notre galaxie à travers les yeux de Voyager. Moteur, action… Saturne!

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Après avoir marché sur la Lune à la fin des années 60, la Nasa est emplie de joie et de projets démesurés. Un grand pas pour l'humanité, c'est bien. Une exploration de la galaxie tout entière, c'est encore mieux. Les ingénieurs vont travailler d'arrache-pied pour réaliser leur rêve: aller voir ce qui se passe au-delà des planètes dites "intérieures" (Mars, Vénus et Mercure), pour tenter de récolter quelques informations précieuses auprès des planètes extérieures du système solaire, depuis Jupiter jusqu'à Pluton (qui, à l'époque, n'est pas encore déchu de son titre de planète). Obstacle de taille: pour aller plus haut, il faut un engin capable de propulser des sondes à toute vitesse. Un lanceur ultra-puissant, mais surtout très ingénieux (notamment basé sur la gravité), finira par être mis au point et donner vie à Voyager 1 et Voyager 2, sondes jumelles qui vont gagner les étoiles durant l'été 1977.

Voyager. Voilà ce que font les sondes depuis maintenant 37 années. Certains de leurs instruments ne sont plus actifs, victimes du temps. Mais dans l'ensemble, elles se portent plutôt bien, et la Nasa estime qu'elles devraient garder contact avec la Terre jusqu'en 2020. Les sondes affichent déjà un bilan sans pareil: elles ont écrit le plus fascinant des chapitres de l'histoire spatiale, dépassant largement les attentes de leurs propres concepteurs. En vrac: on leur doit la découverte des anneaux de Jupiter, de l'atmosphère sur Titan, du champ magnétique d'Uranus, de vingt-trois nouvelles lunes ou de l'irrégularité des anneaux de Saturne… Posez donc la question à quelques personnes de votre entourage, et vous verrez que très peu d'entre elles, en même pas 40 ans, ont accompli autant de choses. Matière grise vous dévoile la suite d'un C.V. inter-sidérant…

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