[MAG] J’ai vécu 14-18

RTL-TVI, fidèle à ses recettes, dédie une émission spéciale à la soi-disant "Der des ders" en s'ancrant en Belgique et dans l'intimité des combattants.

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Dans le flux permanent de documentaires sur la Sale Guerre produits en France ou en Angleterre, RTL-TVI a choisi de ne pas faire de choix, et de concocter sa propre émission sur mesure. "On a décidé de coller à notre personnalité et, après un premier choix d'événements importants, nous sommes allés à la recherche des humains qui se cachaient derrière", explique David Oxley, rédacteur en chef des magazines de la chaîne. Au menu, une soirée qui s'articule essentiellement autour de la Belgique, mais qui ne s'embourbera pas que dans les tranchées de l'Yser.

Sans faire l'économie d'une mise en contexte économique et industrielle autour de l'avant-guerre, J'ai vécu 14-18 suit le rythme de l'invasion allemande et de l'opposition que lui mena une armée belge à l'époque en pleine restructuration. A Loncin, on redécouvre le destin du lancier Antoine-Adolphe Fonck, qui fut le premier soldat belge à succomber au conflit. A travers un certain Jean-Baptiste Warnier, survivant méconnu du massacre de Tamines, qui fit plus de 600 victimes en août 1914, resurgit une aspérité peu glorieuse de l'invasion allemande. La ville de Dinant subira un sort similaire.

Le quotidien des tranchées, leur putridité, l'absence de toute hygiène se dessinent grâce à deux traces. La première, bien réelle, c'est le journal intime de Paul De Backer, médecin dans le 22erégiment. La seconde, c'est le témoignage imaginaire d'Henry, un soldat britannique imaginé par le dessinateur Philippe Glogowsky. S'extirpant des tranchées, J'ai vécu 14-18 n'oublie pas de fureter du côté de la débrouille que les civils mirent en place pour survivre, et du rôle-clé de la médecine et de la technologie dans ce conflit de tous les superlatifs. – Q.N.

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