[MAG] Faut pas rêver: Népal, aux portes de l’Himalaya

Faut pas rêver nous entraîne, en train ou en randonnée, dans un pays de contrastes, où une plaine magnifique concurrence la beauté froide de l'Himalaya.

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Jusque dans les années 50-60, le Népal était plus ou moins interdit aux Occidentaux. Raison pour laquelle les expéditions pour l'Everest, d'ailleurs, partaient davantage de Darjeeling, ville indienne, célèbre pour son thé, d'altitude perchée entre 2.000 et 3.000 mètres. Un mouvement d'ouverture vers l'extérieur permit à la ville de Katmandou de se muer en une espèce de paradis lointain pour les hippies, et une première escale pour les aventuriers de l'Himalaya. L'histoire récente du pays a été turbulente. Entre 1996 et 2007, le pays a été secoué par une guerre civile opposant les maoïstes aux tenants de la monarchie. Celle-ci fut abolie en 2007. Depuis, le pays œuvre à sa reconstruction démocratique. On le classe souvent dans les vingt nations les plus pauvres du monde, avec une mortalité infantile préoccupante (33 pour 1000).

C'est dans cet environnement complexe, enclavé entre deux géants (l'Inde et la Chine), mais de plus en plus entraîné dans la valse globalisante que Faut pas rêver et Tania Young se promènent, avec la ferme volonté de ne pas réduire le Népal à ses sommets. On y découvre surtout (et en train) le Terraï, superbe région de basse altitude faite de savanes et de forêts tropicales, peu peuplée et fortement tournée vers ses traditions. Au Terraï vivent notamment les Radjis, peuple qui pêche la nuit, cherche de l'or dans les rivières et part cueillir, à la cime des arbres, un miel aussi délicieux que rare. Un exercice où les Radjis risquent couramment leur vie, mais qui synthétisent leur goût de l'aventure, d'une vie simple mais jamais ennuyeuse.

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