L’héritière

Chasse gardée! Anne Marivin tire à boulets rouges sur ceux qui veulent lui prendre sa fabrique d’armes. 

1305655

En raison du décès brutal de son mari, Ana Keller (Anne Marivin) s’improvise chef d’entreprise en reprenant les rênes de la société familiale de fusils de chasse. Confrontée à un monde d’hommes où la concurrence est impitoyable, cette jeune veuve doit aussi faire face à l’incompréhension de ses enfants. Rencontre avec l’héroïne au dernier Festival de la fiction télé de La Rochelle.   

Votre personnage passe-t-il de l’ombre à la lumière après ce deuil?

ANNE MARIVIN – Je n’ai jamais pensé qu’Ana était une femme de l’ombre. C’est une amoureuse qui a passé les vingt dernières années de sa vie au service de son mari. Elle s’occupait de lui, de ses mondanités, de ses dîners, de son bien-être. Tout cela sans aucune soumission. La perte de son grand amour est terrible. En voulant conserver l’usine, elle se raccroche à quelque chose pour ne pas laisser l’homme de sa vie partir définitivement. Son mari aurait été épicier, elle se serait battue de la même manière pour garder la boutique.    

Ana est donc une épouse avant d’être une mère…

A.M. – Sa manière d’appréhender la maternité n’est pas politiquement correcte. Ana ne donne pas l’image que l’on peut avoir d’une mère. Elle a délaissé ses enfants et ne les connaît pas vraiment. Ce qui lui importe, c’est que son mari continue à vivre à travers son fils et sa fille.    

Le milieu de la chasse vous intéressait avant ce tournage?

A.M. – Pas du tout. Et je ne suis pas certaine que cela m’intéresse maintenant. C’est un univers bien particulier. Mais dans notre métier de comédien, c’est quand même génial de pouvoir faire des incursions dans des domaines que l’on ne connaît pas. Je n’avais jamais rencontré de chasseurs. Ces derniers sont particulièrement élégants dans la fiction. Ils ont un côté mondain. Ça fait un peu penser aux gens chics que l’on peut croiser dans les hippodromes. 

Sur le même sujet
Plus d'actualité