Lettre à France

Pas si simple de revenir jouer les mères attentionnées après une éclipse de 35 ans. Même quand on a l'excuse d'avoir craqué pour Polnareff.

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Du beau linge à l'affiche de cette dynamique comédie familiale. Catherine Jacob, une habituée du genre, et Julie Ferrier (L'arnacœur) campent une mère et une fille empêtrées dans des retrouvailles explosives. Elles sont entourées de David Baiot (le beau Djawad de Plus belle la vie), de Didier Flamand, toujours fringant, et dirigées par Stéphane Clavier, le frère de l'autre, qui a collaboré au scénario avec notre compatriote Jean-Luc Goossens (Melting-Pot Café, A dix minutes de nulle part). On ne va pas chipoter sur les détails, on a même – presque – droit à une véritable star, Michel Polnareff, omniprésent dans les souvenirs de Catherine Jacob qui incarne l'une de ses anciennes choristes. Le pitch: enceinte à seize ans, Gloria a choisi d'abandonner son bébé pour accompagner son idole sur les routes. Après avoir roulé sa bosse par monts et par vaux, elle décide de revenir aux fondamentaux, la famille. Mais la douce France ne l'entend pas de cette oreille. Persuadée d'exercer un contrôle parfait sur son existence, elle n'a que faire d'une mère fantasque résolue à déglinguer son quotidien bien huilé en mettant le doigt sur des failles qu'elle aurait préféré ignorer: la passion de son fils pour les déguisements de fille ou de curé, les séances de strip-tease de sa gamine devant la webcam, les disparitions fréquentes de son mari sous des prétextes fallacieux… Au terme d'une série d'affrontements et de révélations douloureuses, Gloria va contraindre sa fille à cesser d'être une poupée qui fait non, non, non.

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