Les plus grands tubes de l’Eurovision

L’Eurovision a toujours véhiculé des messages politiques. Ce show des 60 ans n’échappe pas à la règle.

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Il est de bon ton de railler l’Eurovision. Trop kitsch, trop sirupeux, trop ringard… Les munitions ne manquent pas pour cette intelligentsia qui abhorre le rendez-vous annuel de la chanson européenne. Aujourd’hui, dans les pays francophones surtout, le concours accuse le coup de ses 60 piges. Force est de reconnaître pourtant que la "grande dame" ne range pas ses soixante balais dans son derrière, au regard des récents vainqueurs. Au-delà de ces critiques – légitimes ou non -, il est important de rappeler que cette compétition avait été conçue une dizaine d'années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, afin de réconcilier une Europe durablement traumatisée par la barbarie nazie.

Six décennies plus tard, l’événement résiste encore et se veut toujours aussi politique et revendicateur. Malgré lui. A chaque édition, sa polémique. En 2014, à Copenhague, la représentante ukrainienne était vigoureusement saluée par la salle lors de son passage, tandis que ses rivales russes étaient copieusement sifflées. En raison du conflit qui secoue la nation, évidemment, mais également à cause du comportement homophobe de Vladimir Poutine. Conchita Wurst, ce travesti autrichien à barbe qui l’avait emporté, s’est même servi de sa victoire pour interpeller le "tsar" après son triomphe. Ce show des 60 ans proposé par La Une, et enregistré le 31 mars à Londres, a lui aussi été marqué par des heurts. Ceux provoqués par la communauté gay qui a hué Dima Bilan, gagnant russe de 2008, obligeant les producteurs à interrompre l’enregistrement de l’émission. Vous n’en verrez rien ce soir. En revanche, vous ne passerez pas à côté de ce spectacle très sympa, rythmé par les plus grands tubes de l’Eurovision. On regrette toutefois avec véhémence l’absence de Sandra Kim, la seule lauréate belge. Un sacrilège!

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