Les petits meurtres d’Agatha Christie

La formule change. Mais le cocktail "polar-comédie" reste intact avec l’arrivée d’un duo improbable. 

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Finies, les enquêtes du commissaire Larosière et de son acolyte Lampion. Après avoir dénoué onze énigmes, Antoine Duléry et Marius Colucci cèdent la place à un tandem mixte. Samuel Labarthe et Blandine Bellavoir relèvent le défi et poursuivent la collection Les petits meurtres d’Agatha Christie dans le même esprit.

Au cœur des années 1950, dans le nord de la France, le cynique commissaire Swan Laurence collabore, malgré lui, avec l’impétueuse journaliste Alice Avril. Rencontre avec les deux têtes de série à l’occasion de la diffusion des deux premiers épisodes: Jeux de glace, ce soir, et Meurtre au champagne, le 5 avril.

Reprendre le flambeau des Petits meurtres inspirés des œuvres d’Agatha Christie, cela vous met une certaine pression?
Blandine Bellavoir – Comme j’avais tourné dans un épisode (Le flux et le reflux) de la précédente collection, je connaissais déjà l’équipe. J’ai retrouvé cet esprit de famille fort agréable. Mais prendre la succession d’une série à succès est toujours un défi. Il ne faut pas décevoir les fans de la première heure.
Samuel Labarthe – Nous avons la chance d’arriver sur une série qui marche. Et j’espère que les spectateurs vont garder le même engouement. Même si Agatha Christie reste la grande star du concept, ils vont voir un duo explosif et décalé. Les deux personnages sont comme chien et chat. C’est ce qui fait tout le piquant de ces nouvelles aventures.

Difficile de former un binôme sans essayer de tirer la couverture?
B.B. – J’ai été choisie la première et j’ai rencontré d’autres comédiens. La production a voulu prendre son temps pour "fabriquer" un duo qui fonctionne. Et quand Samuel est arrivé, c’était une évidence. Il est à l’écoute et laisse de la place à sa partenaire.
S.L. – Je suis venu assez tard sur le casting. La complicité avec Blandine a vite fonctionné. Nous avons tous les deux l’œil qui frise quand nous découvrons les dialogues.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre personnage?
B.B. – Alice Avril est loin d’être une plante verte. C’est une femme culottée et émancipée pour son époque. Une féministe avant l’heure. Alice a une énergie formidable. Elle se transforme et se déguise pour les enquêtes. Bref, elle court tout le temps. Et je suis épuisée physiquement à la fin d’une journée de tournage (rire).
S.L. – Laurence a l’art de dire des choses très vachardes sur le ton de l’ironie. Mais c’est avant tout un homme brillant qui aime décortiquer ce qui se passe dans le cerveau humain.

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