Les meilleurs films du mardi 5 juillet

Mélo, Reeker, Par suite d'un arrêt de travail, ... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce mardi en télé.

37799

TV5 14h00: Mélo (2 étoiles)

D’Alain Resnais (1986). Avec Pierre Arditi, Sabine Azéma.

C’est l’histoire de Monsieur et du meilleur ami de celui-ci, qui devient évidemment l’amant de Madame. Resnais se montre plus léger dans cette adaptation un peu trop rigoureuse de Bernstein, un maître du boulevard. Mais le cinéaste est servi par des acteurs virtuoses, et certaines scènes quittent la sympathique drôlerie pour prendre quasiment l’allure d’une sorte de corrida. Un très beau film d’acteurs qui dansent sur l’abîme du réel.

Plug RTL 20h00: Reeker (2 étoiles)

De Dave Payne (2006). Avec Devon Gummersall, Derek Richardson.

Cinq étudiants se retrouvent coincés dans un vieil hôtel à l’abandon après une panne sèche… Cette petite série B horrifique, bien que peu novatrice, remplit toutefois honorablement le cahier des charges attendu par l’amateur de frissons: compte à rebours mortel, séquences chocs et estomac noué, jusqu’à un dénouement à la fois cheap et distrayant.

France 2 23h55: Par suite d’un arrêt de travail… (2 étoiles)

De Frédéric Andréi (2008). Avec Patrick Timsit, Charles Berling.

Cet étonnant road movie conduit un cadre sup et un type sans boulot vers une destination inattendue. En effet, alors que tout était en place pour un buddy movie rigolard en pilotage automatique, Andréi débraie l’humour, laissant le loisir à ses comédiens de dévoiler peu à peu leurs zones d’ombre. Pour finalement bifurquer vers une drôle de fable acide aux piquantes questions existentielles. Bien vu!

La Une 22h15: Mémoires de nos pères (1 étoile)

De Clint Eastwood (2006). Avec Ryan Phillippe, Adam Beach.

1945. Trois soldats plantent un drapeau américain victorieux sur le mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. La photo fera le tour de la planète. En retard d’une guerre sur les couleurs froides du Soldat Ryan, Eastwood critique l’héroïsme comme valeur opportuniste pour envoyer de jeunes gars au casse-pipe… tout en faisant du bon Américain blanc le héros de son récit de guerre! Le réalisateur se rattrapera avec le point de vue japonais, autrement moins cocardier et plus intéressant dans Lettres d’Iwo Jima.

Sur le même sujet
Plus d'actualité