Les meilleurs films du jeudi 30 juin

L’étrangleur de Boston, Juno, Délice Paloma, ... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce jeudi en télé.

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Club RTL 22h45: L’étrangleur de Boston (3 étoiles)

De Richard Fleischer (1968). Avec Tony Curtis, Henry Fonda.

Coutumier des suspenses tirés d’affaires criminelles authentiques, Fleischer offre ici à Tony Curtis probablement son meilleur rôle. Son personnage, tour à tour banal, inquiétant ou pathétique, occupe le devant de la scène d’un récit ingénieusement divisé en deux: une première partie consacrée à l’enquête, la seconde centrée sur l’aspect psychologique, avec une utilisation très inventive du split screen.

RTL-TVI 20h25: Juno (2 étoiles)

De Jason Reitman (2007). Avec Ellen Page, Michael Cera.
Plutôt que d’avorter, une ado enceinte se met à la recherche de parents adoptifs pour son futur bébé. Risquer le thème de la comédie pour un sujet assez sensible, voilà le pari réussi par Jason Reitman, aidé en cela par la qualité de l’interprétation d’Ellen Page, qui insuffle à son personnage une verve et un anticonformisme décapants. Pour autant, le scénario prend intelligemment soin de ne pas stigmatiser un choix plutôt qu’un autre.

Arte 20h40: Délice Paloma (2 étoiles)

De Nadir Moknèche (2006). Avec Biyouna, Nadia Kaci.

Le réalisateur porte un regard plein de tendresse mais également sans complaisance sur l’Algérie contemporaine, en s’attachant les services de Biyouna, icône populaire dans son pays et déjà vedette des deux précédents films de Moknèche. Plein d’ironie sur la corruption qui règne là-bas, le récit aurait gagné en ne s’étirant pas sur plus de deux heures, car il y perd en cours de route une bonne partie de son intensité.

France 3 20h35: Un Indien dans la ville (1 étoile)

De Hervé Palud (1994). Avec Thierry Lhermitte, Patrick Timsit.

Gros succès à sa sortie, Un Indien dans la ville repose pourtant sur une histoire des plus mince et un jeune héros dont l’accoutrement ridicule en plein Paris est totalement invraisemblable. Hormis les quelques gags amusants générés par la présence de Patrick Timsit, il faut donc croire que le choc des cultures tel que proposé ici ainsi qu’une critique de notre société trop pressée ont suffi pour faire se déplacer les foules.

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