Les meilleurs films du jeudi 23 juin

One + One, Delirious, Section spéciale, ... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce jeudi en télé.

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Arte 0h00 : One + One (2 étoiles)

De Jean-Luc Godard (1968). Avec les Rolling Stones, Anne Wiazemsky.

L’affaire s’est terminée par un coup de poing de Godard dans la figure de son producteur qui avait remonté son film. Soit un documentaire expérimental consacré au lien entre création (les Rolling Stones au travail) et destruction (via la contestation politique). Au final, l’affaire aboutira à deux versions: la bidouillée, intitulée comme le hit des Stones Sympathy for the Devil, et la godardienne, ce One + One nettement plus engagé… et ardu.

Arte 20h40 : Delirious (2 étoiles)

De Tom DiCillo (2006). Avec Steve Buscemi, Michael Pitt.

Le film fut un bide retentissant aux Etats-Unis, mais il méritait assurément mieux: la vision du métier de paparazzi telle que développée par DiCillo ne manque pas de saveur et offre quelques scènes pour le moins corrosives. Steve Buscemi témoigne quant à lui de sa verve et sa hargne habituelles et permet au récit de garder longtemps une énergie qui faiblit néanmoins au fur et à mesure que le traitement devient davantage consensuel.

France 3 22h45: Section spéciale (2 étoiles)

De Costa-Gavras (1974). Avec Louis Seigner, Michael Lonsdale.

L’affiche du film était sans ambiguïté: l’image d’un magistrat marchant sur le drapeau français en y laissant des traces de pas ensanglantées. Un excellent résumé du récit de Costa-Gavras dans lequel le cinéaste pointe du doigt avec efficacité et sobriété l’ignoble servilité du régime de Vichy pendant la guerre. Dénis de justice et exécutions politiques: la reconstitution de ces crimes institutionnalisés fait froid dans le dos.

France 3 20h35: Secret-défense (2 étoiles)

De Philippe Haïm (2007). Avec Gérard Lanvin, Vahina Giocante.

Après le désastreux Les Dalton, Philippe Haïm change de registre et reprend du poil de la bête avec un bon thriller parano filmé à l’anglo-saxonne. C’est donc rythmé, assez palpitant par moments et doté d’un scénario pas toujours très vraisemblable, certes, mais qui restitue correctement la partie d’échecs grandeur nature que représente le monde de l’espionnage. Ce que démontre d’autant plus habilement le dénouement de l’intrigue.

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