Les meilleurs films du jeudi 16 juin

Hombre, El metodo, Le grand appartement, ... Découvrez des extraits vidéos et nos avis sur notre sélection de films diffusés ce jeudi en télé.

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Club RTL 23h00: Hombre (3 étoiles)

De Martin Ritt (1967). Avec Paul Newman, Fredric March.

Des bandits attaquent une diligence contenant de l’argent destiné à une réserve indienne. Parmi les passagers, un Blanc métisse. Seule vraie incursion de Ritt dans le western, cette chevauchée fantastique (on pense en effet à Ford) offre à Newman un grand rôle de solitaire fruste. Tout le film, dans sa lenteur concertée, ses dialogues rares et le jeu tendu des comédiens, est au diapason de son ambiguïté, grave et inhabituelle pour un – grand – western classique.

La Trois 21h05: El metodo (2 étoiles)

De Marcelo Piñeyro (2006). Avec Eduardo Noriega, Najwa Nimri.

Sept candidats sont en lice pour un poste important dans une grande multinationale, coincés dans un bureau perché au 25e étage d’une tour insonorisée… La méthode de Piñeyro, quoique répétitive, est assurément la bonne. En filmant à travers des caméras de surveillance un joyeux jeu de massacre entre ces rats de laboratoire en costard-cravate, c’est toute l’horreur du monde ultralibéral qu’il nous donne à voir. Grinçant et réussi.

Arte 0h05: Tommy (2 étoiles)

De Ken Russell (1975). Avec Roger Daltrey, Oliver Reed.

Le style visuel chargé de Ken Russell convient parfaitement à cet opéra rock frénétique adapté des Who, où l’intrigue – un jeune homme momentanément aveugle après l’assassinat de son père devient l’obsession de foules en délire – et la musique sont au diapason de la mise en scène et de la voix unique de Roger Daltrey, délicieusement distordues. Un objet étrange, un ovni, mais qui mérite qu’on y fasse une escale.

La Deux 20h05: Le grand appartement (2 étoiles)

De Pascal Thomas (2006). Avec Laetitia Casta, Mathieu Amalric.

L’immense appartement de Francesca ressemble à un plateau de cinéma bohème. Incarnée par Laetitia Casta, qui commence à prouver qu’elle peut faire l’actrice, la jeune fille est le pilier d’une cohorte de personnages (grand-mère, mec, sœur…) de passage dans cet éden fictif pour oublier les misères de la vie. Thomas filme avec gaîté et fougue son utopie libertaire, empreinte d’une nostalgie curieusement revigorante.

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