Les meilleurs films du 9 avril 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne plusieurs films à voir ou à revoir. Ce mercredi, retrouvez les critiques, les étoiles et les bandes-annonces de:

  • Black Swan
  • Barbara
  • Contrôle d'identité
  • Requiem for a dream

1076134

Black Swan [4*]

FRANCE 4 20H45

De Darren Aronofsky (2011). Avec Natalie Portman, Mila Kunis.

Au croisement du classique Les chaussons rouges et du thriller fantastique, Black Swan s’impose comme l’un des films les plus vertigineux de ces dernières années. Vertige d’une mise en scène à la fois flamboyante et noire. Vertige de la danse, puissamment érotisée, et poussée à la perfection, aux confins de la folie et de la mort. Vertige enfin du don de soi d’une comédienne (magnifique Natalie Portman) qui n’a jamais été aussi bonne et nous émeut jusqu’au trouble.

Barbara [3*]

ARTE 20H50

De Christian Petzold (2012). Avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld.

1980. Pédiatre à Berlin-Est, Barbara est mutée dans une clinique de province parce qu’elle est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest. Chantre du nouveau cinéma allemand, Petzold mêle intimement histoire amoureuse et politique dans ce drame qui pose un regard d’entomologiste sur l’Allemagne d’avant la chute du Mur. Emblématique d’une nation qui n’a pas encore cicatrisé de son passé douloureux, Barbara est aussi un thriller épuré dessinant le visage inquiétant d’une société totalitaire.

Contrôle d’identité [3*]

ARTE 22H35

De Christian Petzold (2000). Avec Julia Hummer, Barbara Auer.

D’anciens membres de la Fraction Armée Rouge vivent en clandestinité au Portugal. Mais leur ado de fille ne supporte plus cette vie de privation et de fuite. Petzold confronte les idéaux sacrifiés des aînés au désir d’émancipation des jeunes dans une Allemagne qui continue coûte que coûte de rêver d’elle-même. Beau et mélancolique.

 

Requiem for a Dream [3*]

FRANCE 4 22H35

De Darren Aronofsky (2000). Avec Ellen Burstyn, Jared Leto.

C’est l’histoire d’une plongée. Lente, puis soudain accélérée, dans l’enfer poisseux de la dépendance. Emmenés dans ce tourbillon infernal, trois copains et la mère de l’un d’eux (stupéfiante Burstyn). La mise en scène, syncopée et en phase avec son sujet, est dérangeante, jusqu’à provoquer le malaise. Mais ce crescendo cauchemardesque agit comme le contrepoison brut d’un cinéaste à la compassion sincère.

Sur le même sujet
Plus d'actualité