Les meilleurs films du 8 mai 2014

Chaque jour, un spécialiste du cinéma de Moustique sélectionne les films à voir ou à revoir. Au programme, bandes-annonces, critiques et étoiles.

Ce jeudi:

  • Phénomènes
  • La ligne rouge
  • Garou-Garou, le passe muraille
  • John Carter

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La ligne rouge [3*]

CLUB RTL 20H30

De Terrence Malick (1998). Avec Sean Penn, Jim Caviezel.

Pour son troisième film (en vingt-cinq ans!), Malick confirme à quel point il est un cinéaste atypique. La guerre du Pacifique lui donne l'occasion d'aller au-delà d'une simple description du conflit pour s'attarder sur la psychologie de ses personnages, tous englués dans le même bourbier, et ce quel que soit leur bord. Des images puissantes et sans manichéisme aucun, qui suscitent constamment la réflexion.

Garou-Garou, le passe-muraille [2*]

FRANCE 3 13H50

De Jean Boyer (1950). Avec Bourvil, Joan Greenwood.

En adaptant à l’écran la nouvelle de Marcel Aymé, le jeune Michel Audiard élabore ici un de ses premiers scenarios, dans lequel transparaît déjà la verve qui fera sa renommée de dialoguiste. La composition de Bourvil, en modeste fonctionnaire naïf qui s’amuse à traverser les murs, est truculente, tandis que les effets spéciaux de l’époque, aussi désuets soient-ils, restent amusants. Qu’importe si le style a vieilli: la bonne humeur du film a traversé le temps sans encombre.

John Carter [2*]

RTL-TVI 20H25

D’Andrew Stanton (2012). Avec Taylor Kitsch, Lynn Collins.

Stanton livre ici une adaptation assez libre du premier tome du Cycle de Mars, d'Edgar Rice Burroughs, également créateur de Tarzan. Visuellement, le réalisateur nous gratifie de séquences bluffantes, dans lesquelles western et science-fiction font plutôt bon ménage. Dommage dès lors que les premiers rôles assez faiblards – Taylor Kitsch manque singulièrement de charisme – ne donnent pas au récit tout le relief qu'il méritait.

Phénomènes [2*]

RTL-TVI 22H50

De M. Night Shyamalan (2008). Mark Wahlberg, Zooey Deschanel.

Dès l’entame de l’histoire, Shyamalan installe une atmosphère angoissante, avec la lourde chute d’un corps sur le bitume, et transforme des scènes quotidiennes banales en véritable cauchemar. Lorsque la vérité se fait jour, la seconde moitié du film délivre alors son message, sous forme de métaphore écologiste. Dès lors, le suspense décroît fortement et le final, assez classique, est davantage un hommage aux films de genre qu’une véritable conclusion originale.

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