Les meilleurs films du 7 mai 2014

Chaque jour, un spécialiste cinéma de Moustique sélectionne les films à voir et à revoir. Au programme, bandes-annonces, critiques et étoiles.

Ce mardi:

  • Frances Ha
  • Le cerveau
  • My Queen Karo
  • Ca va faire mal

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Frances Ha [3*]

BE1 20H55

De Noah Baumbach (2012). Avec Greta Gerwig, Adam Driver.

Frances n'a pas vraiment le profil d'une gagnante, mais son personnage ne manque pas de conquérir les cœurs. C'est que Noah Baumbach filme sa comédie urbaine avec un dosage bien calibré de tendresse et d'humour, dans un New York sublimé par le noir et blanc élégant choisi par le cinéaste. Il y a indubitablement une touche assumée de Nouvelle Vague dans ce long métrage, qui est aussi le plus accompli de Baumbach.

Le cerveau [2*]

CLUB RTL 20H25

De Gérard Oury (1969). Avec Bourvil, Jean-Paul Belmondo.

Après le triomphe du Corniaud et de La grande vadrouille, Oury rempile avec Bourvil et lui procure Bébel en personne comme partenaire. Les deux comédiens font des étincelles en cambrioleurs amateurs, dans ce polar parodique qui prend comme référence la fameuse attaque du train postal Glasgow-Londres. David Niven, avec son cerveau trop lourd, apporte une délicieuse touche british à cette comédie.

My Queen Karo [2*]

LA TROIS 21H05

De Dorothée Van den Berghe (2009). Avec Déborah François, Matthias Schoenaerts.

Dommage que Dorothée Van den Berghe n’ait réalisé que deux longs métrages jusqu’à présent. Car sept ans après le très prometteur Meisje, elle confirme son talent dans un film touchant en forme de belle reconstitution d’époque. Soucieuse d’authenticité, la cinéaste se base sur ses propres souvenirs d’enfance pour les transposer dans l’esprit d’une fillette ballottée entre un père idéaliste et une mère pragmatique. Un récit plein d’humanité.

Ça va faire mal [1*]

CLUB RTL 22H30

De Jean-François Davy (1982). Avec Bernard Menez, Henri Guybet.

Le titre, aussi élaboré que le contenu, en dit long: cette comédie franchouillarde, bien dans le style du début des années 80, ne fait pas dans la dentelle avec son scénario abracadabrant et son casting abonné aux séries B ou autres nanars. Paradoxalement, le temps ayant passé, ce genre de production a fini par acquérir un ton décalé dont on s'amuse en même temps que les acteurs, y compris lors de la chanson tonitruante du générique final.

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