Les meilleurs films du 7 avril 2014

Chaque jour, un spécialiste en cinéma de Moustique pointe quatre films à voir ou à revoir. Découvrez la critique, la bande-annonce et les étoiles pour chacun.

Ce lundi:

  • Le Prénom
  • Le voyage en Italie
  • Inside Man, l'homme de l'intérieur
  • Le désordre et la nuit

1074230

Le voyage en Italie [4*]

ARTE 22H30

De Roberto Rossellini (1953). Avec Ingrid Bergman, George Sanders.

Un couple se rend en Italie pour un héritage. Mais ce voyage sonne comme la fin possible de son histoire. Rossellini transforme cette aventure en voyage initiatique, délaissant le romanesque et le spectaculaire pour toucher à la vérité intérieure du couple. Un chef-d’œuvre moderne où flotte cet étrange état d’apesanteur qu’on appelle la grâce.

Inside Man, l’homme de l’intérieur [3*]

AB3 20H05

De Spike Lee (2006). Avec Denzel Washington, Clive Owen.

Il fut un temps où Spike Lee était un vrai réalisateur et mettait en images des histoires autrement mieux tenues que son navrant remake de Old Boy récemment sorti en salle. Inspiré d’Un après-midi de chien de Lumet, ce récit de prise d’otages à Wall Street se regarde comme la métaphore d’une Amérique post-11 septembre dérivant dans la paranoïa. Un film engagé, interprété avec fièvre et doublé d’une passionnante intrigue.

Le prénom [3*]

BE CINE 20H45

De Matthieu Delaporte, Alexandre de La Patellière (2011). Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui.

Quand, à un dîner, ses proches demandent à Vincent le prénom qu’il a choisi pour son fils à naître, sa réponse a de quoi déconcerter. Dans un cinéma français en grande crise de confiance, ce trésor de comédie a vraiment des allures de sauveur inespéré. Autant dire que l’on n'a plus autant ri depuis l’excellent Le dîner de cons auquel ce Prénom, avec sa verve, sa provocation et ses dialogues formidablement écrits, fait inévitablement penser. Du rire et du bon, distillé par une bande de comédiens tordants, en tête desquels la regrettée Valérie Benguigui. 

Le désordre et la nuit [3*]

FRANCE 2 0H45

De Gilles Grangier (1958). Avec Jean Gabin, Nadja Tiller.

Gabin ne voulait pas jouer les "galantins". C’est pourtant un nouveau rôle de séducteur aux tempes grises que lui offre Grangier. En flic vieillissant, il va en effet enfreindre la loi pour protéger une droguée qui fait battre son cœur. Si l’acteur s’y montre vulnérable, ce policier vaut surtout pour son atmosphère oppressante et les dialogues acerbes d’Audiard.

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