Les meilleurs films du 5 mars 2014

Chaque jour, Moustique vous propose sa sélection de films, les critques et les bandes-annonces. Aujourd'hui:

  • Le Terminal
  • Le nom des Gens
  • La Servante
  • The Housemaid

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Le terminal [3*]

BE CINE 20H45

De Steven Spielberg (2004). Avec Tom Hanks, Catherine Zeta-Jones.

La zone de transit de l’aéroport JFK à New York ressemble à une île perdue où se rencontrent les déracinés du rêve américain. Spielberg les met à l’honneur à travers un réfugié apatride, Viktor, sorte d’E.T. coincé sur cette planète réglementée à l’extrême, où personne ne le comprend. Une comédie aérienne et franchement drôle, posant astucieusement d’embarrassantes questions à l’Amérique ultra-sécuritaire d’après le 11 septembre.

Le nom des gens [3*]

FRANCE 4 20H45

De Michel Leclerc (2010). Avec Sara Forestier, Jacques Gamblin.

Sara Forestier est épatante en femme engagée et jusqu’au-boutiste pour faire vaciller "l’ennemi politique". Mais le film ne vaut pas seulement pour cette brindille jolie et têtue, qui n’esquive rien, comme se trouver quasi en tenue d’Eve pour la cause! C’est aussi une comédie vivifiante qui tend avec du rire et de l’intelligence un miroir tendre à la France d’aujourd’hui et ses contradictions si modernes.

The Housemaid [3*]

ARTE 20H50

D'Im Sang-soo (2010). Avec Djeon Do-Yeon, Lee Joung-jae.

Une grande maison bourgeoise en Corée du Sud, de nos jours. L’homme, la maîtresse de maison enceinte et la gouvernante qu’il va séduire. Remake de La servante de Kim Ki-young (voir ce soir sur Arte), The Housemaid est un film glaçant, cruel et diablement attirant. Par son esthétique aux limites du maniérisme. Par son petit théâtre de la cruauté porté à ébullition dans un huis clos hitchcockien. Et par sa manière à la fois cynique et drôle de tirer le portrait édifiant d’une éternelle lutte des classes dont le "sans-grade" finit toujours exsangue. Terrifiant!

La servante [3*]

ARTE 22H30

De Kim Ki-young (1960). Avec Eun-shim Lee, Ju Jeung-nyeo.

Au contraire de son remake, c’est la servante perverse qui tire les ficelles de ce classique de Kim Ki-young. Même si le cinéaste tire lui aussi son histoire du côté de la lutte des classes. Un huis clos magnifique, dérangeant et fort, qui préfigure le cinéma torturé de Park Chan-wook (Old Boy).

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