Les meilleurs films du 4 octobre 2013

Notre sélection de films et les bandes-annonces pour ce vendredi:

  • Kaboom
  • La Boum
  • Savages
  • Doux oiseau de jeunesse

952211

Kaboom [3*]

LA TROIS 11H50

De Gregg Araki (2010). Avec Thomas Dekker, Haley Bennett.

Araki revient à sa veine franchement barrée de Doom Generation et dynamite de fond en comble le teen movie. Ses ados ont des noms de dieux (Thor) et baisent frénétiquement comme s’ils étaient couchés sur le bord d’un précipice et conscients de leur fin proche. Avec ce film pop, bourré de couleurs flashy et d’incursions foldingues dans un fantastique lynchien, Araki se fout des convenances et c’est tant mieux. Son film inclassable brûle d’une liberté réjouissante et notre cœur fait "kaboom" devant ce spectacle jouissif à la noirceur gaie.

Doux oiseau de jeunesse [3*]

TCM 22H20

De Richard Brooks (1961). Avec Paul Newman, Geraldine Page.

Gigolo d’une star sur le déclin, Chance revient dans sa ville natale pour reconquérir son ex-petite amie. Il se heurte brutalement au père intraitable de cette dernière, le gouverneur local. Adapté de Tennessee Williams, ce film sur le désenchantement de l’american way of life, portraiture avec une violence sourde le tableau d’une ville moyenne américaine où se débat en vain le héros candide remarquablement interprété par Newman.

Savages [2*]

BE 1 20H55

D’Oliver Stone (2012). Avec Aaron Taylor-Johnson, Taylor Kitsch.

Stone revient aux affaires avec un genre qu’il connaît bien: celui du thriller aux allures de trip violent, sexy et déjanté. Le réalisateur n’a pas perdu la main et l’on finit, comme toujours après un voyage avec lui, un peu cabossé, mais ravi des écarts de conduite.

La boum [1*]

CLUB RTL 20H25

De Claude Pinoteau (1980). Avec Sophie Marceau, Claude Brasseur.

La boum , c’est Poupette, la grand-mère que l’on aurait tous rêvé d'avoir, les tentatives de flirt avec des filles trop grandes dans des soirées dansantes et surtout, surtout, le minois d’une nouvelle actrice, qui fait littéralement "boum!" à l’écran et dans le cœur des ados boutonneux de ces années 80 débutantes: la belle, la craquante Sophie Marceau, qui fait de cette comédie gentillette et un peu datée la plus délicieuse des madeleines de Proust.

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