Les meilleurs films du 4 mars 2014

Chaque jour, retrouvez la sélection de films et les bandes-annonces. Ce mardi:

  • Les trois brigands
  • Le juge Fayard dit "le sérif"
  • L'amour sans préavis
  • L'écume des jours

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Les trois brigands

LA TROIS 10H00 [3*]

De Hayo Freitag (2007). Avec les voix de Tomi Ungerer, Mélanie Maupin.

Loin des standards de l’animation numérique, cette adaptation d’un classique de la littérature enfantine sorti du crayon de Tomi Ungerer revient aux fondamentaux du découpage et de l’illustration artisanale. Un petit bijou de simplicité et de poésie.

 

Le juge Fayard dit "le shérif"

ARTE 13H35 [2*]

D’Yves Boisset (1976). Avec Patrick Dewaere, Aurore Clément.

Considéré ironiquement comme le cinéaste des fictions de gauche (films mêlant contenu politique et forme cinématographique facile d’accès), Boisset n’en est pas moins un réalisateur sincère et efficace. La preuve avec cette adaptation à l’écran de l’assassinat du "petit juge" Renaud qui défraya la chronique en son temps. Inutile de dire que Dewaere entre avec fièvre dans les habits de ce juge, rebaptisé Fayard, acharné à démasquer la pègre et les politiciens véreux, quitte à jouer avec sa vie. Un polar roublard, un brin caricatural, mais toujours prenant.

 

L’amour sans préavis

TF1 15H10 [2*]

De Marc Lawrence (2003). Avec Sandra Bullock, Hugh Grant.

Scénariste du navrant Miss FBI: divinement armée, Lawrence prend la caméra en main et ça lui va plutôt bien. Son premier film en tant que réalisateur, produit et joué par son actrice fétiche (Sandra Bullock, en maladroite très charmante), a tout de la comédie romantique, certes un brin formatée, mais honorable de bout en bout. Bullock et Grant s’amusent. Et nous aussi.

 

L’écume des jours

BE1 20H55 [2*]

De Michel Gondry (2013). Avec Romain Duris, Audrey Tautou.

Il fallait le génie imaginaire un peu fou de Gondry pour porter à l’écran le roman surréaliste de Vian. La greffe n’a pas trop mal pris, mais la matière sinueuse du livre, sa rythmique jazzy, sa fièvre triste échappent toutefois au cinéaste. Vian s’avère effectivement trop grand pour se laisser enfermer dans un film. Cela n’empêche pas Gondry de créer quelques beaux moments de poésie et de laisser flotter l’écume particulière d’un vent de liberté et de fantaisie sur un cinéma trop souvent formaté. Ce n’est pas peu!

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